Un nombre record de médecins

Avec 667 médecins actifs inscrits au tableau du Collège des médecins du Québec, le Saguenay-Lac-Saint-Jean n’a jamais compté autant d’effectifs médicaux, tout comme l’ensemble de la province.

Selon les données publiées lundi par le collège, un total de 23 187 médecins figurent au tableau, dont 20 909 comme membres actifs exerçant encore leur profession, ce qui constitue une croissance de 261 comparativement au 31 décembre 2016.

Du total, 9684 sont des médecins de famille comparativement à 10 360 spécialistes œuvrant dans 59 spécialités. Dans la région, on dénombrait au 31 décembre dernier 369 médecins de famille, soit 11 de plus qu’un an plus tôt, tandis que 290 autres œuvrent en spécialités, soit 17 de plus.

En entrevue au Quotidien, le président du Collège des médecins, Charles Bernard, se réjouit du rattrapage effectué ces dernières années, après des gels du nombre d’étudiants admis dans les facultés de médecine décidés dans le passé. « Les facultés de médecine produisent environ 800 médecins par année, ce qui laisse une augmentation nette de 260 médecins par année. Il faut entre sept et douze ans pour que les hausses se manifestent, le temps que l’on forme les médecins. »

L’autre nouveauté qui réjouit M. Bernard est qu’au Québec, la parité homme-femme est atteinte avec 50,1 % de femmes comparativement à 49,9 % d’hommes.

M. Bernard observe que les hausses d’effectifs pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean, tout comme la région de Trois-Rivières, correspondent avec la présence physique dans ces régions de campus des facultés d’enseignement en médecine des universités de Sherbrooke et de Montréal. 

Cet avis est partagé par le docteur Sharon Hatcher, doyenne associée au campus Saguenay, qui observe qu’entre 2006 et 2015, 66 médecins spécialistes au net œuvrent au Saguenay-Lac-Saint-Jean tandis que dans la même période, 95 médecins de famille sont à l’œuvre.

À partir d’un sondage qui avait été effectué lors du dixième anniversaire du campus au Saguenay auprès des médecins, il avait été révélé que les raisons familiales, la qualité de la pratique et la possibilité de pouvoir enseigner en région sont les plus grands facteurs de rétention des médecins spécialistes. Mme Hatcher affirme qu’en trois ans, 30 % des étudiants ayant complété leur médecine générale au Saguenay reviennent dans la région pour pratiquer après avoir complété leur spécialité.

Mme Hatcher convient que les décisions reliées aux ouvertures de postes en région reviennent en partie au gouvernement en fonction des besoins calculés, tout en affirmant du même souffle que le Saguenay-Lac-Saint-Jean a su faire reconnaître ses besoins.

Au Centre intégré universitaire de santé et services sociaux (CIUSSS), le porte-parole Marc-Antoine Tremblay a mentionné qu’avec 290 médecins spécialistes, le plan d’effectifs de médecins spécialistes est complet à 95 %. 

Les spécialités en pénurie sont la psychiatrie, avec la présence de 17 médecins sur une possibilité de 26, la pédopsychiatrie (3/6), la santé publique (2/4), la physiatrie (0/3) et la gériatrie (3/5) de même que la plastie (1/4).