La plus jeune participante de la soirée, Zoé Bilodeau, était accompagnée de son beau-père, André, qui a confié au Quotidien être un habitué du CNE, où Zoé fait du théâtre.

Un mystérieux acheteur vole la vedette à l’encan du Centre national d’exposition

La pièce de résistance de l’encan du Centre national d’exposition (CNE), Les fiançailles de Céline, a été vendue pour 7500 $ à un mystérieux acheteur qui misait par téléphone, jeudi soir, au CNE.

L’œuvre, offerte au CNE par le peintre Arthur Villeneuve en 1964, vaudrait entre 12 000 $ et 15 000 $. Il n’a pas été possible pour Le Quotidien ni pour les nombreux curieux rassemblés dans la salle de connaître le nom du nouveau propriétaire du tableau.

L’oeuvre d’Arthur Villeneuve Les fiançailles de Céline, datant de 1964, a été vendue à un mystérieux acheteur au téléphone pour la somme de 8000 $.

Dans les minutes précédant l’achat, un premier Arthur Villeneuve, un dessin de 1982 à l’encre de Chine, était parti pour 550 $. Au total, l’encan tenu par le CNE a attiré une soixantaine d’acheteurs et de curieux, dont plusieurs étaient sur place justement pour connaître l’issue de la vente des Fiançailles de Céline. L’autre œuvre suscitant l’intérêt général, une lithographie de Jean-Paul Riopelle provenant d’une série de 10 coffrets, a été vendue pour 2900 $ par une acheteuse présente.

Environ 125 œuvres étaient en vente, provenant d’un ensemble de la collection de l’Institut des arts du Saguenay, qui veille à la mission du CNE depuis ses débuts. L’encan était animé par Robert Gauthier, antiquaire depuis plus de 20 ans. Tous les revenus amassés serviront à financer les activités du CNE. Au début de la soirée, le responsable des communications du CNE, Sylvain Fortin, expliquait viser un objectif de 30 000 $. Au moment d’aller sous presses, le montant final amassé n’était pas encore connu.

Une soixantaine de personnes se sont déplacées, jeudi soir, pour prendre part à l’encan organisé par le CNE. Tous les bénéfices amassés serviront à financer les activités du Centre.

Le début de la soirée avait plutôt commencé timidement, alors qu’une œuvre de J. Simard valant 200 $ a été adjugée pour seulement 10 $. Plusieurs œuvres ont été vendues à bas prix, Robert Gauthier déclarant avec humour que « le CNE fait des cadeaux ce soir ». Bon nombre de peintures ont quand même trouvé preneurs à des montants satisfaisants, se vendant à des prix tournant autour des 200 $.

Les choses ont ensuite pris une tournure plus excitante avec la vente d’une peinture de Hugh John Barrett, qui, pour la somme de 825 $, est allée à une acheteuse qui semblait plus que déterminée à l’acquérir. Une œuvre de l’artiste-peintre Gatien Moisan, décédé en novembre dernier, a été vendue pour la somme de 450 $. L’artiste Denis Langlois était sur place pour voir partir deux de ses dessins, offerts au CNE en 1980, Voisin du coin et Compagnon. La paire a été vendue pour 200 $.

L’encan du CNE était animé par Robert Gauthier, qui est antiquaire depuis plus d’une vingtaine d’années.

Plusieurs œuvres de René Bergeron ont trouvé preneurs pour des montants variant entre 100 $ et 300 $. L’oeuvre de Léopold Tremblay, quant à elle, est partie à 800 $.

« Acheteurs et curieux »

Bon nombre des participants sur place jeudi soir se décrivaient comme « acheteurs et curieux » ; curieux de voir à quel montant se vendrait Les fiançailles de Céline, mais aussi intéressés par les nombreuses œuvres présentées. Pour certains, moins habitués à l’univers artistique, l’activité était une occasion de faire des découvertes.

Une peinture de Hugh John Barrett datant de 1966 a trouvé acquéreur pour un montant de 825 $.

André Gervais et Zoé Bilodeau ont confié être des habitués de l’entourage du CNE, puisque Zoé y fait du théâtre. « Je lui ai dit que je venais ici ce soir, et elle m’a dit qu’elle voulait venir avec moi », explique M. Gervais, ajoutant que Zoé est très intéressée par le milieu artistique. Celle-ci était de loin la plus jeune participante de la salle, jeudi.