Un mouvement citoyen pro-GNL s’organise

Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien
Un mouvement citoyen pro-GNL Québec se met en place pour faire contrepoids aux opposants du projet d’exportation de gaz naturel. En quelques jours, le groupe Facebook Pour GNL Québec à Saguenay a récolté plus de 16 500 membres, ce qui représente plus de six fois le nombre de la page Je crois en ma région et plus de quatre fois celui de la page de la Coalition Fjord, principal groupe d’opposants dans la région.

Et le passage de Québec solidaire (QS) à Saguenay la semaine dernière ne semble pas étranger à ce « réveil de la majorité silencieuse ». Au lendemain des différentes sorties publiques des députées Catherine Dorion et Ruba Ghazal, la popularité de cette page s’est accentuée, récoltant des milliers de clics en quelques heures.

« J’aimerais prendre quelques instants pour remercier ces deux femmes d’avoir pris le temps de venir au Saguenay et d’avoir réussi à réveiller la solidarité des gens en faveur des grands projets ! Grâce à elles, c’est près de 3000 personnes qui ont rejoint ce groupe en quelques heures afin de démontrer leur appui ! Elles ne pourront plus dire que GNL n’a pas de réels appuis dans la région. Maintenant, j’espère vous voir en grand nombre lorsque l’occasion se présentera de vous manifester sur le terrain. Moi, j’y serai ! », a commenté Maxime, un pompier de Saguenay.

Cette page Facebook, c’est le citoyen Yvon Laprise qui l’a créée le 11 février. Celui qui était membre du mouvement Je crois en ma région voulait rassembler les gens autour du projet de GNL Québec en particulier. L’initiative organisée par le milieu économique de la région a toujours parlé de grands projets, refusant de faire spécifiquement la promotion du complexe d’Énergie Saguenay.

Le nouveau groupe Facebook dénombre plus de 16 500 membres.

« J’ai créé ce groupe afin de rassembler les gens qui sont en faveur de GNL Québec et ainsi démontrer qu’il est faux de prétendre que la population ne veut pas de ce projet », précise M. Laprise.

« Je ne m’attendais pas d’obtenir plus de 12 000 membres après trois jours. Mais je ne suis pas surpris, car cela démontre l’intérêt envers GNL Québec et le sentiment d’appartenance envers la région. »

L’urgence d’un nouveau développement économique demeure au cœur des discussions sur cette page. Dans un contexte de baisse démographique, les internautes tiennent à ce projet qui créerait, pendant les quatre années de construction de l’usine, près de 6000 emplois, selon les prévisions de l’entreprise. Un peu plus de 250 emplois permanents, à l’usine et dans les bureaux administratifs, seront maintenus à la mise en opération des activités, en 2025. Une opportunité inespérée pour « retenir les jeunes » et faire prospérer la région, estiment ses défenseurs.

Le groupe compte également démontrer son appui à GNL à l’extérieur du monde virtuel. Les membres prévoient la tenue d’une activité qui pourrait ressembler à une marche pacifique. « Il s’en vient un événement majeur dans quelques semaines. Vous serez informés en temps et lieu », a répondu M. Laprise.

Au lendemain de la présence des députées solidaires Catherine Dorion et Ruba Ghazal, la popularité de la page s’est accentuée, récoltant des milliers de clics en quelques heures.

Plusieurs élus et ex-élus ont donné leur appui à ce groupe, dont l’ancien député de Dubuc, Serge Simard.

Le projet de GNL Québec est évalué à plus de 14 milliards de dollars, incluant l’aménagement du gazoduc reliant l’Ontario à l’usine d’Énergie Saguenay, à La Baie. Si le projet va de l’avant, le complexe de liquéfaction sera construit à Port de Saguenay. Les 11 millions de tonnes de gaz naturel que l’entreprise prévoit produire seront ensuite exportés vers différents marchés, par voie maritime.