Maxime Dallaire et Manon Rivard se sont dit «oui» sous l'eau.

Un mariage «eau» dacieux

Manon Rivard et Maxime Dallaire ont échangé leurs voeux, le 4 juillet dernier. Jusqu'ici, il n'y a rien de particulier. Mais c'est sous l'eau et avec une bonbonne d'oxygène que les deux tourtereaux ont dit «oui, je le veux».
Manon Rivard et Maxime Dallaire ne sont pas uniquement amoureux l'un de l'autre, ils sont également de grands amoureux de la plongée sous-marine. Propriétaires de l'école de plongée M&M, les nouveaux mariés ont décidé d'unir leur amour à leur passion. Le 4 juillet, dans la piscine du Cégep de Jonquière, le couple a fait les choses en grand.
«Je fais de la plongée depuis une vingtaine d'années et j'avais vu un maire de Gaspésie célébrer des mariages sous l'eau. Je trouvais ça super. Disons que cette idée me trottait dans la tête depuis un certain temps», a raconté Maxime Dallaire. Le couple a bien voulu accorder une entrevue au Quotidien alors qu'il se trouve en Ontario, en voyage de noces.
Aussitôt, Manon Rivard a accepté l'idée de s'unir sous l'eau. «Nous sommes deux grands passionnés de plongée et je trouvais ça vraiment original», a lancé la nouvelle mariée. Selon Maxime Dallaire, impliqué en plongée depuis de nombreuses années, c'est la première fois qu'un tel mariage était célébré dans la région.
Dix-sept personnes ont donc enfilé leur tenue de plongée pour assister à la célébration aquatique. Étant donné que ce ne sont pas tous les proches des mariés qui pouvaient participer à la cérémonie sous-marine, une seconde célébration a eu lieu une semaine plus tard, terrestre cette fois-ci.
«Nous pensions que l'organisation pour le mariage sous l'eau allait être plus compliquée. Finalement, ç'a très bien été. Presque tous les invités étaient des plongeurs certifiés, donc ils savaient à quoi s'en tenir», a expliqué M. Dallaire.
Les deux tourtereaux ont fait leur entrée dans la piscine, où deux rangées de proches les attendaient. La mariée avait pris soin d'enfiler un voile et une petite robe blanche pour l'occasion. En nageant, ils se sont rendus à l'autre bout de la piscine, où le célébrant les attendant.
C'est le criminaliste Charles Cantin, également un grand passionné de plongée, qui a uni les deux amoureux. C'était une première pour l'avocat qui, par ses fonctions, est autorisé à célébrer des mariages.
«J'ai trouvé l'expérience extraordinaire! C'était la première fois que je voyais un mariage célébré sous l'eau. J'étais ravi d'accepter d'être leur célébrant», a indiqué Charles Cantin.
L'avocat avait pris soin d'apprendre quelques notions du langage des signes pour l'occasion. «Évidemment, nous devons respecter un certain rituel lorsqu'on célèbre un mariage civil. J'avais donc des phrases à prononcer, mais j'ai ajouté ma touche personnelle en parlant grâce à des signes. Parce que même si nous pouvons parler sous l'eau, disons que les autres ne nous entendent pas!», a expliqué Me Cantin.
Durant ce temps, une notaire attendait à l'extérieur de la piscine, afin que les nouveaux mariés signent les papiers à leur sortie de l'eau.
La piscine s'est avérée le choix le plus logique pour le couple. «Nous avons pensé le faire dans un lac, mais ça aurait été beaucoup plus compliqué. Et nous voulions absolument le faire dans la région, donc on a décidé de le faire dans la piscine du cégep, où notre école est située», a expliqué le nouveau marié.
La seconde célébration avait lieu quelques jours plus tard, à Jonquière.
«Nos parents et nos amis ne savaient pas que nous avions fait un premier mariage. On a décidé de leur présenter la vidéo durant le souper et tout le monde a trouvé l'idée très originale. Mais personne n'était vraiment surpris, car ils savent tous qu'on est de vrais passionnés de plongée», a ajouté Manon Rivard.