Maxime De Varennes

Un jugement par défaut demandé

Le clan de la famille de Réal Thivierge tente d'obtenir un jugement par défaut contre Maxime De Varennes et sa compagnie à numéro.
La demande introductive d'instance déposée en décembre dernier contre celui qui a fait l'acquisition de la Pourvoirie des Laurentides est finalement tombée lettre morte.
Dans cette requête, l'ancien pourvoyeur réclame près d'un million de dollars à De Varennes et le notaire Samuel Blais. Il tente notamment d'obtenir un montant de 725 000$, qui correspond à l'écart entre le prix de vente de la pourvoirie et la somme obtenue jusqu'à présent.
Me Jean-Luc Maltais, l'avocat des Thivierge, y est allé du dépôt d'une requête pour défaut de comparaître, en milieu de semaine, au palais de justice de Roberval.
Le cauchemar de Réal Thivierge a commencé après la vente de la Pourvoirie des Laurentides de La Doré à De Varennes, en avril 2015. En plus de ne pas avoir été payé, l'ex-pourvoyeur cumule les poursuites en diffamation et pour vices-cachés, lesquelles il conteste les fondements.
Avant les Fêtes, il s'est fait proposer de reprendre la pourvoirie par le principal créancier de Maxime De Varennes, soit la compagnie VGC Investissements. Lors d'une rencontre intervenue avec le procureur des présumées victimes, l'administrateur Stéphane Grégoire a tendu la main aux Thivierge en leur offrant de reprendre leur entreprise.
Cette proposition a été balayée du revers de la main. «Comme selon nous il y a eu fraude, il faut attendre le cours des événements», affirme Réal Thivierge, pour qui il est illogique de payer 300 000$ à la personne qui a financé Maxime De Varennes alors qu'il n'avait aucune dette lors de la vente de son entreprise.
«Il est bizarre que Stéphane Grégoire ait financé l'achat un mois après la signature des contrats sachant que le notaire n'avait pas donné d'argent, qu'il n'y avait aucune garantie, et ce, pour me supplanter, en première hypothèque. Il savait ce qu'il faisait. S'il ne nous avait pas doublés, nous serions redevenus propriétaires. Force est de croire que VCG agit comme sauveteur en nous la proposant», déplore M. Thivierge.
«S'il la vend à une tierce personne, il reprend son argent et il fait même des profits. Toutefois, advenant une démonstration de fraude, cette tierce personne pourrait perdre son investissement et se retrouver dans une situation conflictuelle. Au surplus et d'un point de vue moral, comme tous mes anciens fournisseurs de la région ont été floués, voire arnaqués, il est très difficile pour moi et ma famille de reprendre l'entreprise et d'effacer toutes les dettes. C'est comme si j'acceptais le stratagème. Lors de notre entretien au bureau de mon procureur, Stéphane Grégoire nous a même affirmé que la pourvoirie nous avait été volée».
Réal Thivierge souhaite que ses adversaires subissent les conséquences de leurs actes. Il affirme que le fonds d'assurance responsabilité de la Chambre des notaires du Québec devra remplir ses obligations.