Différentes consultations ont eu lieu au fil des derniers mois entre des parties concernées et des représentants de Gazoduq.

Un inventaire de la faune et de la flore

Gazoduq entreprend une nouvelle étape dans la réalisation de son étude d’impact environnemental. Au cours des prochains mois, des équipes de biologistes vont arpenter la zone d’aménagement privilégiée (ZAP) pour procéder à l’inventaire de la faune et de la flore. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, la période d’observation s’étendra jusqu’en octobre.

L’entreprise, qui est derrière le projet de construction d’une conduite souterraine de transport en gaz naturel de plus de 750 kilomètres entre le nord-est de l’Ontario et le Saguenay, a annoncé les détails du processus, par voie de communiqué. En entrevue, la directrice des affaires publiques et des relations avec la communauté, Marie-Christine Demers, a indiqué que la prise d’inventaire faisait partie des étapes normales à suivre pour documenter les impacts d’un projet.

Des biologistes du Groupe-conseil UDA ont été mandatés pour effectuer le travail terrain. Des équipes peuvent être observées sur les terres publiques dans la région depuis une semaine, particulièrement pour les observations d’oiseaux ou des activités de pêche.

« Il y a plusieurs types d’espèces qu’on doit pouvoir observer pour être en mesure de dire dans quel environnement ils évoluent, a expliqué Marie-Christine Demers. Ces observations vont permettre de faire un constat écrit qui va venir documenter notre étude d’impact environnemental. Des mesures d’atténuation pourront être identifiées, afin de voir de quelle façon on peut minimiser les impacts. »

Différents secteurs ont été identifiés tout au long de la ZAP. La période d’inventaire s’étend sur plusieurs mois pour permettre l’observation de toutes les espèces ciblées. L’exercice est devenu possible après que Gazoduq ait obtenu un permis du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Marie-Christine Demers est la directrice des affaires publiques et des relations avec la communauté chez Gazoduq.

Les secteurs agricoles, les milieux humides et forestiers, la flore, les oiseaux de proie et nicheurs, les chauves-souris, les poissons, les tortues et les couleuvres sont au nombre des espèces identifiées par Gazoduq. Des biologistes pourraient être vus en train d’observer et de prendre des notes sur les terres publiques tout au long de l’été.

Des études géotechniques devraient suivre plus tard dans l’année.

Rencontres avec les propriétaires

Par ailleurs, Gazoduq a réagi concernant l’annulation des rencontres prévues avec les propriétaires touchés par l’aménagement du tracé. Des rencontres devaient avoir lieu dans le cadre d’un événement auquel le grand public pouvait également y avoir accès. Ce genre de rencontre était organisé pour permettre aux propriétaires de poser des questions précises.

Or, l’organisation d’une rencontre pour les propriétaires a été le théâtre de certains remous en Abitibi, ce qui fait en sorte que des groupes ont accaparé l’espace de dialogue, au détriment d’autres propriétaires. Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, 106 propriétaires sont concernés.

« Pour faire nos inventaires de faune et de flore sur les terrains privés, on doit demander la permission aux propriétaires, a d’abord précisé Marie-Christine Demers. Lors de nos précédentes rencontres avec les propriétaires, ceux-ci nous ont dit qu’ils n’avaient pas eu la chance de poser leurs questions. Le format n’était peut-être pas idéal et c’est pour cette raison qu’on va tenter de trouver une meilleure formule, mais avec le même objectif d’offrir toute l’information. »

Le projet de Gazoduq vise la construction d’une conduite souterraine de transport en gaz naturel.

Pour ce qui est du processus de consultations publiques, il se poursuit comme prévu. Gazoduq a précisé que les consultations étaient primordiales dans le développement du projet.

« Les questions qui ont été posées lors des dernières consultations publiques sont très légitimes et elles s’inscrivent parfaitement dans le cadre de notre projet et de notre processus de consultations, a affirmé Marie-Christine Demers. Elles vont se poursuivre dans les prochaines semaines et dans les prochains mois. C’est important de comprendre qu’aucune de ces rencontres ne sera annulée. »