Étienne Girard a discuté avec l’ambassadrice canadienne en France, Isabelle Hudon.
Étienne Girard a discuté avec l’ambassadrice canadienne en France, Isabelle Hudon.

Un influenceur européen pour Bilodeau

Déjà présente en Europe via la vente en ligne, Bilodeau Canada s’est ouvert une porte de plus, la semaine dernière, lors de la mission orchestrée par mmode, la Grappe métropolitaine de la mode. L’entreprise a su attirer l’attention d’influenceurs qui se sont intéressés à la marque.

Étienne Girard, directeur des ventes, du marketing et des communications, confirme que la mission a été une belle aventure, une belle façon de présenter les produits de l’entreprise de Normandin. Le lundi, les 20 participants du Québec ont pu en apprendre davantage sur la mode en France, et le lendemain, lors d’un « showroom » à l’Ambassade du Canada en France, M. Girard a pu présenter la collection de Bilodeau, soit des manteaux, des bottes urbaines et des accessoires, aux gens de l’industrie. Il y avait notamment des agents, des distributeurs et des médias.

« Il y avait aussi des influenceurs, eux qui sont très présents en 2019. Ils étaient invités à venir nous rencontrer pour découvrir nos marques et ensuite en parler. Nous avons eu des story de différentes personnes. Un des influenceurs nous a approchés pour représenter notre marque », a mentionné M. Girard, lundi, confirmant avoir entamé des discussions avec l’influenceur européen Stive Douchet. L’entreprise va lui remettre des produits et il pourra en parler sur ses différents réseaux sociaux.

M. Girard dit ne pas avoir signé d’entente particulière, qu’il s’agissait d’un salon pour faire découvrir la marque, mais que beaucoup de contacts ont été créés. « Reste à développer d’éventuels partenariats », souligne-t-il.

Aucun détaillant ne vend les produits de Bilodeau en Europe, alors pourquoi l’entreprise réussit-elle à y vendre des articles ?

Étienne Girard, directeur des ventes, du marketing et des communications, a pu présenter la collection de Bilodeau, soit des manteaux, des bottes urbaines et des accessoires aux gens de l’industrie.

« Nos produits sont accessibles en ligne. Nous vendons à l’international des manteaux, des chapeaux, etc. Les gens nous ont découverts par des recherches sur Internet et par les médias sociaux, où l’on peut cibler des endroits pour la publicité. »

Mais c’est aussi parce que Bilodeau Canada fait partie du réseau Économusée. Leurs installations sont visitées par les touristes, surtout à l’automne, et aussi par des tours opérateurs. « Il y a probablement beaucoup de bouche à oreille », avance M. Girard.

« L’événement a été une super belle découverte. J’ai rencontré des gens super intéressants au niveau des agences et de la distribution. Il y en avait un qui était particulièrement intéressé par les marques canadiennes. Pour eux, on habite vraiment dans le Grand Nord et dans le grand froid ! Donc ils savent que nos produits sont conçus pour le froid », explique M. Girard, ajoutant qu’il a pu rencontrer l’ambassadrice canadienne en France, Isabelle Hudon.

Fourrure

La mission a aussi été l’occasion pour M. Girard de démocratiser la fourrure. Selon lui, en Europe, ce n’est pas vu de la même manière qu’ici, les inquiétudes étant plus nombreuses.

« Ils ne sont pas réticents, mais il y a des questionnements. Ils avaient un intérêt par rapport au fait qu’on travaille la matière première à l’état brut. À part qu’il y a parfois des éléments “designés”, c’est fait à 100 % ici. Je ne dis pas que j’ai changé l’opinion de tous, mais ils en ont appris beaucoup plus. Il y a beaucoup de désinformation, alors il faut redorer le mot fourrure. »

Bilodeau Canada avait déjà participé à un tel événement à Las Vegas. Le prochain pourrait être à Berlin, mais il n’y a rien de confirmé.