Dans la soirée du 23 janvier, Vanille a bien failli servir de repas à un oiseau de proie.

Un immense rapace attaque un petit chien

Vanille, une petite femelle de race West Highland White Terrier, d’une quinzaine de livres, a bien failli servir de repas à un oiseau de proie. L’incident a eu lieu le 23 janvier dernier vers 19 h 30 dans le quartier Saint-Philippe, à Jonquière.

« On était dans la verrière et Vanille s’est mise à japper et à grogner en regardant dehors. Pourtant, on ne voyait personne dans la rue. On l’a donc envoyée faire ses besoins, en prenant soin de l’attacher. Comme à l’habitude, mon chum la surveillait parce qu’on ne veut pas qu’elle jappe », explique Carole Lavoie. Vanille est sorti en mode chasse, comme si elle avait vu quelque chose de menaçant. « Alors qu’elle revenait vers la maison, un oiseau de proie, beaucoup plus massif que le chien, a sauté sur elle par en arrière. Ça ressemblait beaucoup à un hibou. Il l’a enveloppé avec ses ailes qui devaient faire 36 pouces d’envergure », poursuit Martial Blackburn. 

Aussitôt, M. Blackburn est sorti pour faire face à l’oiseau en criant. Le rapace a lâché sa proie, qui se débattait vigoureusement, pour s’envoler en direction de l’homme, puis il a rebroussé chemin pour disparaître dans la noirceur. Le couple s’est empressé de nettoyer la plaie infligée par l’oiseau sur la patte avant droite de leur animal. « On a appelé le vétérinaire pour savoir ce qu’on devait faire. Comme notre chien a tous ses vaccins, on nous a dit de surveiller l’état de la blessure et s’il semble y avoir quelque chose d’anormal, on devra consulter », rapporte Mme Lavoie. 

Sous le choc, le couple s’est couché un peu plus tard, ce soir-là, alors qu’il n’arrivait pas à chasser l’horrible scène qui s’était déroulée sur leur terrain. « Ça s’est passé en avant de la maison, alors qu’un lampadaire de la rue Burma éclaire pourtant bien le terrain », précise M. Blackburn. Ces trente interminables secondes auraient pu coûter la vie à leur chienne de deux ans. « Nous avons un chalet sur les monts Valin et on s’est déjà fait dire de surveiller notre chien, parce que les oiseaux de proie peuvent l’attaquer, mais on ne s’est jamais vraiment préoccupé de ça », réfléchit la dame qui ressent beaucoup d’inquiétude pour la sécurité de Vanille. 

Le lendemain matin, en allant faire ses besoins dehors, Vanille regardait dans le ciel et semblait plus craintive. 

Dans ce quartier, tout près de la Polyvalente d’Arvida, on remarque beaucoup de chats errants pouvant aussi servir de repas pour les oiseaux de proie. Le 25 janvier, le groupe Facebook « Rescue Poilus Sag/Lac » rapportait une histoire similaire, toujours dans le même secteur, mais cette fois le petit chien a succombé à ses blessures. 

Martial Blackburn et Carole Lavoie souhaitent donc mettre en garde la population de Saguenay afin d’éviter que d’autres animaux domestiques se fassent blesser. 

Rare

Selon Claude Dussault, biologiste au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, ce genre d’incident est rarement signalé. « C’est très anecdotique comme situation. Et il n’y a pas vraiment de prévention à faire puisque ça peut arriver n’importe où », explique M. Dussault. Enregistrant un ou deux événements par année, le biologiste recommande de garder un œil sur son animal si on l’envoie dehors. « C’est possible que les chats errants soient de la nourriture pour les oiseaux de proie mais il n’y a pas plus de chats errants dans ce secteur qu’ailleurs », conclut M. Dussault.