L'individu en état d'ébriété, qui avait des blessures superficielles au dos, a marché de l'appartement au Dépanneur Kéno pour contacter les secours.

Un homme poignardé à Kénogami

La Sécurité publique de Saguenay (SPS) a ouvert une enquête après qu'un homme ait été poignardé lundi après-midi, dans le secteur Kénogami. La victime s'est ensuite rendue dans un dépanneur pour appeler les policiers. La suspecte est toujours recherchée.
Les événements se sont produits en début d'après-midi, dans un appartement du 3604 boulevard du Saguenay, à l'angle de la rue Saint-François-Xavier. L'homme dans la fin de la trentaine a été poignardé par une femme. Les policiers n'étaient pas en mesure de préciser lundi soir le lien entre les deux personnes.
Vers 14h45, l'homme s'est ensuite dirigé vers le Dépanneur Kéno, situé à proximité, pour y appeler les policiers à partir du téléphone public qui se trouve à l'intérieur. L'individu était alors en état d'ébriété, un état constaté par la commis qui se trouvait sur les lieux, aussi confirmé par les policiers.
Selon la commis rencontrée sur les lieux en début de soirée par Le Quotidien, l'homme semblait dans un état stable lors de son passage au dépanneur et n'avait pas de blessures apparentes.
«Nous avons pris l'homme responsable sur les lieux d'où il a appelé, mais les événements se seraient produits il y avait un peu plus d'une heure. Il présentait des blessures superficielles au niveau du dos, qui semblaient faites par une lame. On ne craint pas pour sa vie», a indiqué Éric Fortin, superviseur du secteur Chicoutimi de la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec. L'homme a été transporté à l'hôpital de Chicoutimi.
Suspecte recherchée
Les policiers ont ouvert une enquête pour éclaircir les circonstances des événements. «Ses blessures correspondent avec ce qu'il nous dit, il y a des blessures dans le dos qui peuvent correspondre à un coup de couteau», a mentionné pour sa part le lieutenant responsable de la SPS, Karl Villeneuve, sur la boîte vocale dédiée aux médias.
Le lieutenant-responsable Denis Harvey a pour sa part précisé en fin de soirée que l'état d'ébriété de l'homme pouvait expliquer qu'il ait moins ressenti la douleur de ses entailles et de ses lacérations. Il n'était cependant pas en mesure de préciser si l'arme utilisée avait été retrouvée.
Le Service d'identité judiciaire et en scènes de crime est arrivé sur place vers 18h30 lundi. Les policiers ont terminé leur enquête en soirée.
La suspecte est toujours recherchée par les agents. Plus de détails devraient être donnés à son sujet dans la journée de mardi.