Les enfants de Luc Bernier se sont réunis afin d’organiser une exposition qui mettait en valeur le travail de leur père. Sur la photo, ils sont accompagnés de leur mère, Rosaline Harvey.

Un hommage au modéliste Luc Bernier

Le Mai-Ga Festival dépasse largement l’occasion de faire de bonnes affaires, alors que l’actuelle édition aura permis de rendre un dernier hommage au modéliste Luc Bernier, décédé le 23 avril. Vingt-huit véhicules ont été présentés dans le cadre du rassemblement à Saint-Bruno. Les curieux étaient nombreux et très épatés par le travail exposé.

Le Coin des maîtres a été le théâtre d’une première, soit la présentation du travail artistique des deux dernières décennies de M. Bernier. 

L’artisan almatois est reconnu à l’échelle provinciale pour la construction en bois de modèles réduits de machinerie lourde de tous les types. Il exposait régulièrement dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Toutefois, l’imposante collection de modèles réduits ne pouvait pas être présentée en totalité. 

À la suite du décès de Luc Bernier, il y a quelques mois, son épouse et ses enfants ont pris la décision d’exposer, pour une dernière fois, ses œuvres. « On voit maintenant tout le travail de papa et de maman. Tout ce qui devait être fait avant, pendant et après les expositions », témoigne l’une des filles de Luc Bernier, Marjolaine Bernier.

Les six enfants du couple, habitué aux expositions, ont participé à l’élaboration de cette ultime exposition. 

Il s’agit, pour Marjolaine Bernier, d’une « façon de fermer la boucle ». 

Quant à Rosaline Harvey, ce n’est que lors des prochaines expositions qu’elle réalisera le vide laissé par la fin des expositions en compagnie de son mari. 

La famille courtisée

Au lendemain du Mai-Ga Festival, la famille Bernier remisera les modèles créés par Luc Bernier. Celui-ci souhaitait laisser l’ensemble de ses œuvres à ses enfants. Déjà, la famille est courtisée par plusieurs musées. Marjolaine Bernier est d’avis qu’il faudra trouver des passionnés du travail de son père. 

Malgré les offres substantielles reçues, Rosaline Harvey n’a pas l’intention de vendre le fruit du travail de celui qu’elle a accompagné dans de nombreuses expositions au cours des dernières décennies.