Evelyn Olivier et Claude ont échangé sur le groupe d’entraide pour personnes trans.

Un groupe d’entraide pour trans

Le Groupe d’entraide pour personnes trans a été fondé il y a un an, pour répondre à une demande régionale. Créé par l’organisme AGL-LGBT Saguenay–Lac-Saint-Jean, le groupe organise des rencontres régulièrement, afin que les hommes et les femmes trans se sentent compris et épaulés. Claude, qui a amorcé sa transition au tournant de ses 60 ans, a d’ailleurs beaucoup évolué au sein du groupe, qu’elle fréquente depuis quelques mois.

En lisant le reportage du Progrès sur Evelyn, une jeune femme trans de 22 ans, Claude a voulu informer la population à propos de ce service méconnu. Elle a aussi été étonnée d’apprendre qu’Evelyn ne se tournait pas vers la chirurgie de changement de sexe en raison d’un manque de sous pour l’épilation nécessaire avant l’opération. À vrai dire, Claude a contacté Evelyn pour l’informer que cette épilation n’était pas nécessaire au Québec, comparativement à d’autres pays.

« Je me suis dit que ça serait vraiment bien d’informer la population qu’il y a un regroupement pour les personnes trans, puisque ce groupe est jeune et qu’il n’est pas très connu. Pour des personnes trans qui veulent rencontrer d’autres personnes qui vivent sensiblement les mêmes choses, ça peut être très utile. Personnellement, le groupe m’a permis d’évoluer énormément dans ma transition, que j’ai initiée dernièrement, bien que je savais que j’étais une femme depuis mon tout jeune âge », explique Claude, qui continue toutefois de travailler en tant qu’homme, mais qui est femme la plupart du temps.

Le groupe essaie d’organiser des rencontres mensuelles, mais les plages horaires ne sont pas établies à l’avance. D’ailleurs, les gens intéressés à participer à une rencontre peuvent écrire à info@agl-lgbt.ca pour avoir plus de détails sur l’endroit et l’heure des rencontres. « Nous organisons des discussions de groupe, nous faisons des interventions, des tables rondes. Les personnes trans sont invitées, de même que les proches ou les parents qui peuvent se poser des questions », a expliqué Daniel Gosselin, responsable des communications chez AGL-LGBT Saguenay–Lac-Saint-Jean.

« Vous savez, on dit que 1 % de la population ressent un malaise face à son genre. C’est donc dire qu’il y a certainement quelques personnes concernées au Saguenay–Lac-Saint-Jean », a ajouté Daniel Gosselin.