Le Centre l’Escale de Jonquière est membre de l’Association des ressources alternatives et communautaires en santé mentale du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Un groupe de travail formé en santé mentale

Les organismes en santé mentale de la région dénoncent une situation « devenue insoutenable » qui a été provoquée par un « sous-financement chronique ». Ils ont rencontré jeudi la directrice générale du CIUSSS, Martine Couture, et un groupe de travail a été formé afin de trouver des « solutions nouvelles ».

Les membres de l’Association des ressources alternatives et communautaires en santé mentale du Saguenay-Lac-Saint-Jean (ARACSM-02) s’étaient retirés de tous les comités, tables et instances en santé mentale du CIUSSS, en janvier, pour démontrer leur mécontentement. « Cette année, l’indexation des budgets n’a été que de 0,7 % », mentionne la présidente du conseil d’administration de l’ARACSM-02, Caroline Dubé. 

La goutte qui semble avoir fait déborder le vase pour les organismes est qu’aucun d’entre eux n’a reçu d’argent du Programme de soutien aux organismes communautaires du gouvernement du Québec, même si 635 000 $ ont été répartis dans la région.

« (En santé mentale), rien, zéro, pas un sou », souligne Mme Dubé.

La rencontre tenue jeudi en présence de Mme Couture semble avoir apaisé les organismes, eux qui avaient quitté toutes les instances du CIUSSS justement afin de provoquer une rencontre rapidement. À la direction du CIUSSS, on assure que l’échange a été « très cordial ». Un groupe de travail impliquant la direction des « programmes santé mentale et dépendance » et l’ARACSM-02 a été mis sur pied. L’objectif est de chercher des solutions nouvelles à la problématique de financement, possiblement en utilisant d’autres programmes que celui de soutien aux organismes.

Il s’agit, selon l’ARACSM-02, d’un premier pas dans la bonne direction.

« Ce qu’on veut, c’est une solution concrète qui permettra enfin aux organismes de respirer et de se concentrer sur le travail de terrain qu’ils ont à accomplir, explique le directeur général de l’Association canadienne pour la santé mentale – filiale Saguenay, Christian Morin. Notre rôle est de prendre soin des personnes vulnérables qui, grâce aux organismes, n’ont pas à être prises en charge par l’État. Un client en santé mentale ayant recours aux services du réseau public requiert des coûts beaucoup plus élevés que le même client pris en charge par des organismes communautaires. Si les organismes n’étaient plus en mesure d’offrir leurs services à ces clients, qu’en adviendrait-il ? »

Dans un courriel envoyé jeudi soir, la direction du CIUSSS a dit comprendre « très bien la problématique des organismes associés à l’ARACSM ». « Ces organismes donnent des services de qualité aux usagers qui sont tout à fait nécessaires », a affirmé le chef du Service des relations avec les médias du CIUSSS, Jean-François Saint-Gelais.