Malgré les apparences, Alma n'est pas plus éprouvée que d'habitude au chapitre des incendies, malgré les feux spectaculaires du Dooly's et de la clinique vétérinaire Carcajou.

Un gros feu n'est pas tendance

Le premier trimestre de 2017 s'est fortement démarqué en matière d'incendies de toutes sortes, sur le territoire d'Alma. Quoi qu'en pense la population almatoise, le bilan des appels reçus est inférieur à celui des dernières années. Et les pertes causées par les incendies ont déjà été beaucoup plus élevées.
Les pompiers du Service de sécurité incendie ont reçu 77 appels, depuis le début de l'année, comparativement à 88 l'an dernier, 100 en 2015 et 98 pour l'année d'avant.
Au chapitre commercial, l'estimation des pertes, selon le rôle foncier et incluant le matériel contenu, s'élève à 1,7 million $ et elle était de plus de 2,8 millions $ pour la même période en 2014. 
« Les gens ont tendance à croire que nos statistiques sont plus élevées cette année comparativement aux dernières années, mais tout est une question de perception », mentionne d'entrée de jeu le directeur du service des incendies de la ville d'Alma, Bernard Dallaire. 
« En 2014, nous avons eu l'incendie des commerces Car Quest en début d'année. L'édifice abritait quatre commerces et les dommages ont été considérables. Plusieurs véhicules se trouvaient à l'intérieur du bâtiment. Cet événement s'est produit dans la nuit de vendredi à samedi. Les gens ont donc été moins interpellés comparativement à ce qui s'est produit récemment au centre-ville, en plein jeudi matin. »
Les incendies survenus au Dooly's et au Pub Le Jeannois ainsi qu'à l'Hôpital vétérinaire Carcajou se sont produits sur semaine. Dans le premier des deux cas, la catastrophe a été évitée et elle s'est produite en plein jour. En effet, le brasier aurait pu se propager au centre-ville, notamment au bar le Crapaud et dans la Plaza 3.
« L'information circule beaucoup plus rapidement lorsque les gens sont éveillés et encore plus lorsque l'on craint l'incendiaire. Également, il y a eu des feux pendant trois jeudis d'affilée. Il importe de préciser que la cause n'est pas connue pour le centre-ville et que le feu survenu à l'Hôpital vétérinaire est d'origine accidentelle. Il n'y a aucun lien », poursuit Bernard Dallaire. 
« Il faut recontextualiser l'ensemble des événements au sein de la population. Tous événements confondus, on est de loin plus bas cette année en terme de nombre d'interventions, comparativement aux années antérieures où l'on jouait entre 88 et 100 appels pour les premiers trimestres. »
En matière d'incendies de bâtiments résidentiels, l'évaluation des dommages, toujours selon le rôle foncier, est de 260 000 $ pour 2017. Le bilan s'élevait à 120 000 $ en 2016, 300 000 $ en 2015 et 400 000 $ pour 2014. Cela inclut l'estimation des biens perdus.