L’ex-maire de Saguenay, Jean Tremblay, a parlé de son admiration pour sainte Thérèse de Lisieux, lundi soir, au cours de la première de trois conférences qu’il prononcera sur le sujet, à l’église Sainte-Thérèse d’Arvida.

Un grand admirateur de sainte Thérèse

On connaissait déjà la ferveur catholique de l’ex-maire de Saguenay, Jean Tremblay. Lundi soir, on a pu saisir l’ampleur de son admiration pour sainte Thérèse de Lisieux, morte à l’âge de 24 ans et canonisée en 1925.

Devant un auditoire formé d’environ 75 personnes réunies à l’église Sainte-Thérèse d’Arvida, l’ancien premier magistrat a livré la première d’une série de trois conférences au sujet de cette icône religieuse que l’ancien politicien juge particulièrement inspirante. Il a dressé le parcours de cette femme née Thérèse Martin, à Alençon, en France, en 1873. De l’avis de Jean Tremblay, « Petite Thérèse » a changé le monde. Elle est, selon lui, une sainte « pas comme les autres ».

« Tous les saints ont eu des vies extraordinaires. Elle, c’est une doctrine. Elle est devenue docteure de l’église sans aucune formation théologique. Elle est comme nous autres. Elle n’a rien fait. Tu ne peux pas faire moins qu’elle et elle a changé le monde », a-t-il dit.

Manifestement passionné par son sujet, Jean Tremblay, qui s’implique pour le Sanctuaire Sainte-Thérèse de Québec, a tracé le parcours de celle qui voulait devenir carmélite dès 12 ans. Elle a été admise au sein de la communauté religieuse à 15 ans.

« Dès son jeune âge, elle est mystique. Elle vit dans le ciel, elle regarde les étoiles. Les premiers mots qu’elle apprend, c’est le ciel. Elle ne pense qu’à ça. Elle adore cueillir des fleurs. Tout le temps, elle est entourée de fleurs. Elle pense à Dieu tout le temps », a imagé le conférencier.

Les écrits de sainte Thérèse de Lisieux, publiés à quelque 500 millions d’exemplaires et contenant environ 1000 citations bibliques, demeurent une lecture éclairante et inspirante, estime Jean Tremblay.

« Au début, je trouvais ça enfantin. Justement, des fois, on n’est pas assez des enfants [...]. On voit le fond de sa pensée. C’est devenu un joyau de la littérature chrétienne. De la manière qu’elle parle, on n’est pas sur la Terre. On est au ciel. On est comme dans un bateau et on s’en va au ciel. La vie sur Terre, c’est un rêve », dit-il.

Morte de la tuberculose en 1897, « Petite Thérèse » s’est dévolue à Dieu tout au long de sa vie.

« Elle ne veut que Jésus et elle dit : ‘‘il faut souffrir beaucoup pour aimer. Dieu m’a fait désirer ce qu’il voulait me donner’’ », a-t-il raconté.

Jean Tremblay a rappelé que sainte Thérèse a été canonisée par le pape Pie X.

« Quand on lit son livre, on se dit ‘‘je devrais être plus comme elle’’ », croit-il. Mardi soir, Jean Tremblay continuera de faire l’éloge de celle à qui il voue un culte profond en parlant de « la petite voie thérésienne », une manière de vivre en communion avec Dieu. Il s’agit du coeur du message de la sainte et, de l’avis des chrétiens, il prend sa source dans l’enseignement de Jésus lui-même.