Un glissement de terrain d’importance pourrait entraîner la rupture du chemin Saint-Thomas à L’Anse Saint-Jean.
Un glissement de terrain d’importance pourrait entraîner la rupture du chemin Saint-Thomas à L’Anse Saint-Jean.

Un glissement de terrain menace le chemin Saint-Thomas à L’Anse-Saint-Jean

Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien

Un glissement de terrain survenu au début du mois d’août risque d’emporter une section du chemin Saint-Thomas à L’Anse-Saint-Jean, ce qui sème l’inquiétude parmi les résidants du secteur.

Le mouvement de terrain est survenu tout juste devant une résidence située au 31 chemin Saint-Thomas, dans une pente très prononcée, sur une quarantaine de pieds de hauteur et d’une largeur d’environ 30 pieds, selon le constat effectué sur place par Le Quotidien.

La municipalité a procédé à l’installation d’une demi-douzaine de cônes orange et d’un ruban pour éviter que des véhicules ne s’y engouffrent. La présence d’une rigole de sable creusée par l’eau laisse croire que des pluies automnales pourraient permettre de gruger davantage le sommet du glissement de terrain.

Interrogé sur le sujet, le maire Lucien Martel convient qu’il s’agit de dommages majeurs survenus le long de ce chemin rural habité. Il ajoute qu’une demande a été logée auprès du ministère de la Sécurité publique sans savoir combien il en coûterait pour effectuer les réparations. M. Martel n’a toutefois pas d’échéancier en main.

À la direction régionale de la Sécurité civile, Sandra Belzil mentionne que son organisme a été informé de la situation. « Lorsqu’on reçoit un signalement, on se rend sur les lieux et on produit un rapport au ministère des Transports. C’est ce ministère qui émet un avis technique et dépose des recommandations de travaux de stabilisation. Pour la suite des choses, c’est à la municipalité de faire le suivi et de prendre les mesures de réparation », affirme Mme Belzil.

Des citoyens rencontrés dans le secteur ayant requis l’anonymat nous ont avoué ne pas aimer que la situation perdure, jugeant qu’il existe un potentiel de dégradation de la situation à l’approche des pluies automnales. Selon l’un d’eux, l’application des normes environnementales vient compliquer et allonger les délais pour les réparations.