La directrice régionale du CAVAC, Nathalie Turcotte, a pris le micro pour faire le bilan de ces 30 années. À l’arrière, on voit le conseiller municipal, Jean-Marc Crevier, le directeur du Service de police de Saguenay, Denis Boucher, la commandante régionale de la Sûreté du Québec, Rachel Caron, et la procureure en chef adjointe du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Claudine Roy. Assise sur le banc, on retrouve la mère d’une des victimes du chauffard Yves Martin, Johanne Tremblay.

Un geste symbolique pour les 30 ans du CAVAC

Le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) célèbre le 30e anniversaire de sa présence dans la région. La directrice régionale Nathalie Turcotte a rappelé que l’organisme traite en moyenne 4400 dossiers annuellement.

Le CAVAC, fondé par Marthe Vaillancourt au Saguenay–Lac-Saint-Jean dans les années 80, vient en aide à toute personne victime d’un crime, à ses proches et à sa famille, peu importe son âge. L’organisme a posé un geste symbolique, mercredi, pour souligner cet anniversaire.

Un banc de parc qui porte les couleurs du CAVAC a été inauguré dans le parc Rosaire-Gauthier. « On voulait laisser une trace pour que la population se souvienne de nos services. Le banc représente un endroit où les gens peuvent se recueillir, réfléchir, prendre le temps de s’asseoir, tout simplement », explique Nathalie Turcotte.

Lors de la cérémonie, une personne qui a bénéficié des services du CAVAC a raconté comment l’organisme l’avait aidée pendant la période la plus difficile de sa vie.

Johanne Tremblay a perdu quatre membres de sa famille, le 1er août 2015 dans le rang Saint-Paul, à Laterrière. Le récidiviste de l’alcool au volant, Yves Martin, a causé de la mort de sa fille Vanessa Tremblay-Viger, qui était enceinte, de son gendre Mathieu Perron, et de son petit-fils Patrick, à la suite d’un accident tristement célèbre.

« Je pense sincèrement que si je n’avais pas eu leurs lumières pour comprendre les événements, je ne serais peut-être pas aussi bien dans ma peau aujourd’hui », raconte-t-elle.

Le CAVAC a inauguré un banc dans la parc Rosaire-Gauthier pour souligner le trentième anniversaire.

Elle a pris la parole mercredi pour faire une différence et convaincre les victimes d’actes criminels de consulter le CAVAC. Plus de quatre ans après les faits, elle rencontre encore les intervenants toutes les deux semaines.

« Vous n’avez pas idée de comment ça peut faire du bien de rencontrer des gens qui nous comprennent », ajoute Mme Tremblay.

Faciliter le travail de la police

Des membres des forces de l’ordre et du système de justice ont quant à eux montré comment la collaboration avec le CAVAC avait facilité le travail de tous, des agents de la police aux procureurs de la Couronne.

La procureure en chef adjointe du Directeur des poursuites criminelles et pénales, Claudine Roy, a indiqué dans son allocution que la mission du DPCP et celle du CAVAC étaient complémentaires.

Selon la commandante du Saguenay–Lac-Saint-Jean de la Sûreté du Québec (SQ), Rachel Caron, la présence du CAVAC dans la région a permis d’adoucir les contacts entre le corps policier et les victimes.

« Un dossier, avant de rejoindre une victime, pouvait prendre de quatre à six mois par le passé. Avec un intervenant [du CAVAC] dans nos locaux, ça permet une rapidité d’intervention et d’éviter des séquelles chez les victimes », affirme l’inspectrice de la SQ.

Le banc de parc à l’effigie du CAVAC se trouve près de la piscine du parc Rosaire-Gauthier, à quelques pas des jeux pour enfants.