La députée de Roberval, Nancy Guillemette.
La députée de Roberval, Nancy Guillemette.

Un été sur le terrain pour Nancy Guillemette

Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Annie-Claude Brisson, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Sans festival et rassemblement permis, c’est à travers une tournée estivale que la députée de Roberval Nancy Guillemette est allée à la rencontre des électeurs de la circonscription jeannoise. L’élue de la Coalition avenir Québec (CAQ) espère être en mesure de maintenir cette habitude entre ses engagements, le travail au bureau de circonscription et à l’Assemblée nationale.

La tournée estivale amorcée au début du mois de juillet aura permis à Mme Guillemette de découvrir les attraits, les entrepreneurs et les élus des 21 municipalités qui composent la circonscription.

« J’étais contente d’être sur le terrain, de rencontrer les élus, les entreprises et les organisations. Habituellement, dans les festivals, on n’a pas trop le temps de jaser de leur réalité. Ils étaient aussi contents. On a pu discuter de leur réalité », affirme celle qui dresse un bilan satisfaisant des dernières semaines.

La députée caquiste cite en exemple sa découverte de la Ferme Harvey de Sainte-Jeanne-d’Arc, qui offre un service d’abattoir de proximité, et de l’entreprise Ta peau, Ton fruit, qui conçoit des produits cosmétiques faits avec des ingrédients de base naturelle.

« On a eu de vraies discussions. Je leur demandais comment je peux les aider. Les entrepreneurs sont tellement passionnés. Ils ne pensent pas toujours qu’on peut les aider comme députés », résume-t-elle.

Les aller-retour entre Québec et la circonscription de Roberval laissent bien peu de temps libres à Nancy Guillemette. Les derniers mois lui auront au moins permis de redécouvrir la circonscription dont l’étendue s’élève à plus de 40 000 kilomètres carrés.

« Ça m’a mis les deux pieds sur le terrain. J’ai été étonnée par la création et l’innovation observées dans les petits milieux. J’étais étonnée de voir les jeunes de retour en région et qui, en plus, s’y impliquent », mentionne celle qui a été élue lors d’une élection partielle, en décembre 2018, à la suite de la démission de Philippe Couillard.

Malgré une certaine reprise des activités qui s’opère à travers la province, Nancy Guillemette compte, autant que possible, conserver cette habitude. « Si mon horaire me le permet pendant la session, je vais essayer d’être plus sur le terrain pour aller à la rencontre de milieux que je connais moins », promet-elle.

Un automne chargé

L’automne sera occupé pour la représentante de la circonscription de Roberval qui reprendra les travaux de la Commission spéciale sur l’exploitation sexuelle des mineurs, dont le rapport pourrait être disponible en décembre. À cela s’ajoute le comité pour l’élaboration d’un nouveau plan d’action gouvernemental en matière d’action communautaire ainsi que les nombreux dossiers locaux.

Nancy Guillemette aimerait bien assister, dans un avenir rapproché, à une première pelletée de terre pour la maison des aînés, annoncée plus tôt cet été. Elle s’assurera également que le calendrier des travaux du Palais de justice de Roberval soit respecté.

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UNE SOLUTION SOUHAITÉE POUR LE SERVICE EN OBSTÉTRIQUE À DOLBEAU

Comme ses homologues et bon nombre de citoyens de la MRC de Maria-Chapdelaine, la députée de Roberval Nancy Guillemette espère aussi une solution permanente, relativement aux opérations des services en obstétrique et en pédiatrie à l’hôpital de Dolbeau-Mistassini. Faute de personnel, les femmes de ce secteur doivent accoucher ailleurs au Lac-Saint-Jean, depuis le début de l’été, puisque les services en obstétrique et en pédiatrie sont suspendus. 

« Il faut se pencher là-dessus, il ne faut plus que ça arrive. Tout le territoire a droit au même service », mentionne Mme Guillemette.

L’élue caquiste ajoute que les soins de santé offerts dans cette portion de la circonscription de Roberval ont une incidence sur la réflexion de ceux qui désirent s’y établir. 

« Si on veut ramener des jeunes en région, il faut être en mesure de leur offrir des services. C’est bien beau la nature, les grands espaces et être près de notre travail, mais faut être capable d’offrir la base, une gamme de services. Je pense qu’accoucher, c’est assez la base », dit-elle. 

Rappelons qu’un comité de travail a été mis en place afin d’identifier des pistes de solution dans le but d’éviter de nouvelles interruptions en raison du manque de personnel. Les résultats du travail de ce comité devraient être présentés d’ici la fin de l’été.