Après Jonquière, L'Érudit café ouvrira une deuxième succursale au mois de mai, entre les murs de l'ancienne Maison d'accueil de Chicoutimi.

Un Érudit café à Chicoutimi

L'Érudit café, installé dans l'enceinte de la bibliothèque de Jonquière, fait des petits. À compter du mois de mai, un deuxième commerce ouvrira ses portes sur la rue Racine, entre les murs de l'ancienne Maison d'accueil de Chicoutimi.
L'un des propriétaires, Michaël Boily, confirme que lui et ses partenaires d'affaires, Rémi Villeneuve et Frédéric Labrecque, ont loué le premier étage de l'immeuble au cachet patrimonial. Au cours des dernières années, la maison a notamment abrité le cabinet de l'Équipe du renouveau démocratique. Le bâtiment a été placé sur une liste d'édifices excédentaires par la Ville. Michaël Boily rapporte que la propriété a été vendue à un particulier, avec qui une entente de location a été conclue.
Le nouveau café comptera 65 places, en plus d'une terrasse extérieure pouvant accueillir 33 personnes en période estivale. L'ouverture de l'Érudit à Chicoutimi requerra un investissement important, qu'il n'est pas possible de chiffrer pour l'instant. Six salons de dégustation seront mis à la disposition des amateurs du breuvage chaud, lequel intéresse de plus en plus de connaisseurs en région.
«J'étais déjà en train de regarder pour ouvrir à Chicoutimi et cette opportunité-là s'est présentée. Je suis très content. Avec toute la revitalisation de ce secteur du centre-ville qui est en cours et avec la présence du centre de Vidéotron juste en face, avec 200 employés, c'est un endroit très stratégique», pointe le proprio.
La direction entend profiter de la rusticité du décor pour créer une ambiance unique. Des meubles de qualité faits au Canada, mais certaines pièces importées d'ailleurs, s'arrimeront au charme des lieux.
Michaël Boily et ses partenaires d'affaires ont trouvé un filon prometteur avec le café et ont réussi à se tailler une place de choix dans un marché de niche.
«On manquait d'expertise en matière de café expresso italien. On a réussi à développer un savoir-faire régional», fait valoir le patron de l'Érudit, qui tient sa propre mouture, un café nicaraguayen éthiopien doté d'une certification mondiale. À Jonquière, environ 200 clients se dirigent vers la bibliothèque pour y déguster un café chaque jour.