Le Queen Mary 2 a fait partie du paysage baieriverain toute la journée, mardi.

Un engouement plus tiède

Pour une troisième année consécutive, le Queen Mary 2 et ses 2620 passagers et 1254 membres de l’équipage ont fait une escale au quai des croisières de La Baie, mardi. Après avoir fait un tabac en 2016 et l’an dernier, l’arrivée de l’imposant navire a suscité moins d’intérêt auprès de la population saguenéenne.

À 9 h mardi matin, plus d’une heure après l’accostage du bateau britannique, la foule était plutôt mince à Bagotville. L’engouement était visiblement moins grand que la semaine dernière, alors que le Disney Magic accostait pour une première fois.

« Le navire commence à faire partie de notre quotidien, ce qui n’est pas une mauvaise chose, a réagi la vice-présidente exécutive de Promotion Saguenay, Priscilla Nemey. Avec une grille d’escales de 64 navires, les gens se déplacent en moins grand nombre pour un arrêt précis, en plus que le Disney Magic, notre grande nouveauté de l’année, était ici la semaine dernière. Le fait d’être en pleine semaine fait aussi une différence. Le passage du Queen Mary 2 a son charme, mais c’est certain que ça n’a pas le même effet que l’arrêt inaugural il y a deux ans. »

Partager sa passion

Claude Simard est l’un de ceux qui côtoient les croisiéristes de près. Le retraité de Rio Tinto agit en tant que guide touristique accrédité au sein des différents trajets offerts en autobus nolisés. Cette deuxième carrière lui permet de découvrir de nouvelles cultures, tout en parlant des plus importants attraits touristiques du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« Il faut avoir l’amour de la région, a convenu M. Simard. J’aime aussi dire qu’on représente la chaleur des gens du Saguenay-Lac-Saint-Jean et en allant à différents endroits, les visiteurs peuvent s’imprégner de cet esprit. »

À bord du Queen Mary 2, la clientèle est pour le moins diversifiée. Différentes nationalités et différents groupes d’âge sont représentés, ce qui oblige les guides à ajuster leur approche. Les États-Unis (1128 passagers) et le Royaume-Uni (822) sont les deux pays les plus représentés, mais les passagers sont issus d’une vingtaine de nationalités.

« La région est toujours la même, mais on ne vit jamais le même tour dans l’autobus, a exprimé Claude Simard. Chaque nationalité a sa couleur, il suffit de savoir comment prendre les gens. Les Américains vont poser plus de questions, tandis que les Européens sont davantage à l’écoute et ils ont besoin d’information. On dirait qu’ils sont à l’école. Il y a un peu moins d’interaction, il faut donc aller les chercher sous un autre angle. Du côté des Asiatiques, c’est un peuple qui requiert une certaine distance et ils n’aiment pas trop se faire toucher. J’y vais dans le respect et il faut aussi dire qu’avec les Asiatiques ou les Italiens, par exemple, un interprète nous accompagne. »

Des questions de toutes sortes

Il n’y a pas de mauvaises questions, dit l’adage. Un passager serbe du Queen Mary 2 a demandé à l’auteur de ces lignes s’il y avait un salon de coiffure à proximité du quai d’escale pour qu’il puisse rafraîchir sa tête.

Une autre passagère, d’origine française, mais demeurant à Montréal, nous a demandé les résultats des élections provinciales de la veille. La dame a été estomaquée d’apprendre qu’une vague caquiste avait déferlé au Québec.

Si certains sont plus curieux, d’autres préfèrent demeurer discrets. Nous avons tenté de parler à des membres de l’équipe du Queen Mary 2, mais les quatre individus interpellés ont gentiment décliné l’invitation.

Deux fois en 2019

Le Queen Mary 2 quittait La Baie à 18 h, mardi, en direction de Sydney, en Nouvelle-Écosse. Le transatlantique sera de retour l’an prochain, deux fois plutôt qu’une, avec des arrêts prévus le 10 septembre et le 13 octobre 2019.

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EN CHIFFRES

Mise en service 2004

Vitesse 28 noeuds (51,86 km/h)

Longueur 345 mètres

Largeur 40 mètres

Passagers 2691

Membres d’équipage 1292

• Construit en France, aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire

Informations tirées du site Cunard