Selon les informations obtenues par Le Quotidien, l'accident de travail se serait produit un peu avant 8 h. La victime a été vue dans la scierie quelques minutes avant l'accident. C'est un collègue de travail qui le cherchait qui s'est rendu au séchoir à bois afin de le trouver puisque l'homme de 38 ans travaillait dans cette zone.

Un employé meurt intoxiqué au monoxyde de carbone

Un travailleur de 38 ans des Industries TLT de Sainte-Monique-de-Honfleur a été retrouvé mort, intoxiqué au monoxyde de carbone, sur le sol du séchoir à feu direct installé il y a quelques mois pour le traitement du bois.
Le porte-parole de la Sûreté du Québec dans la région, l'agent Jean Tremblay, a confirmé en fin d'avant-midi mercredi qu'il y avait un décès aux Industries TLT. Le coroner a été avisé de l'accident de travail. Les policiers ne pouvaient toutefois pas confirmer l'identité de l'individu. Il en est de même pour les circonstances de la tragédie puisque l'enquête sera menée par la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité au travail du Québec (CNESST).
L'identité de la victime sera dévoilée jeudi matin. L'homme de 38 ans et père de trois enfants était responsable de l'expédition de la production de cette scierie spécialisée dans le feuillu et s'occupait en plus des opérations de remplissage du séchoir à bois.
Selon les informations obtenues par Le Quotidien, l'accident de travail se serait produit un peu avant 8 h. La victime a été vue dans la scierie quelques minutes avant l'accident. C'est un collègue de travail qui le cherchait qui s'est rendu au séchoir à bois afin de le trouver puisque l'homme de 38 ans travaillait dans cette zone.
D'après ce qui circule à Sainte-Monique-de-Honfleur, le collègue qui ne le trouvait pas a décidé de vérifier à l'intérieur du séchoir et l'a vu au sol. Il a réussi à le sortir rapidement de l'endroit clos et une fois à l'extérieur, d'autres travailleurs ont tenté des manoeuvres de réanimation.
La CNESST a confirmé au Quotidien qu'elle avait été informée par l'employeur qu'un accident de travail avait eu lieu aux Industries TLT. Lors d'un entretien avec Le Quotidien, la porte-parole, Swann Thibeault, a indiqué que les enquêteurs soupçonnaient sérieusement un problème de fonctionnement du brûleur du séchoir à feu direct qui a été mis en service il y a à peine un mois.
Après avoir été informé de la situation, l'organisme a décrété une mesure d'arrêt sur le séchoir qui est à l'origine de l'accident mortel. Cette mesure sera maintenue jusqu'à ce que les inspecteurs soient en mesure d'identifier le problème. L'entreprise avait de plus choisi de suspendre les activités de la scierie pour toute la journée puisque plusieurs employés ont été affectés par cette affaire.
Les personnes qui ont approché l'endroit où a eu lieu l'accident ont indiqué à des proches qu'il y avait des odeurs de « mauvaise combustion » du gaz. Il faut rappeler que le gaz carbonique ne dégage aucune odeur. Les mesures prises par les pompiers de la régie ont confirmé une concentration de 1000 parties par million alors que la norme est de l'ordre de 30. Il est impossible pour un être humain de résister pendant longtemps à une telle concentration.
En plus d'identifier les problèmes de combustion du gaz, les inspecteurs de la CNESST devront savoir pourquoi cet employé est entré dans le séchoir. Le Quotidien a effectué des vérifications dans d'autres entreprises qui utilisent cette technologie. Généralement, le séchoir à bois à feu direct est réputé pour être un endroit où il y a un risque de présence de monoxyde de carbone. Il y a donc des mesures d'accès sécuritaires obligatoires lorsqu'une personne veut accéder à l'intérieur. Elle doit être accompagnée de deux autres personnes à la porte pour assurer ses arrières en plus d'être munie d'un détecteur de monoxyde de carbone.
Il n'y a généralement pas de détecteur de monoxyde de carbone à l'intérieur du séchoir. L'appareil finirait toujours par sonner puisqu'il est assuré que la concentration de ce gaz mortel dépasserait toujours les normes de sécurité.