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Sylvain Desbiens, résident de L’Anse-Saint-Jean.
Sylvain Desbiens, résident de L’Anse-Saint-Jean.

Un embâcle moins menaçant à L’Anse-Saint-Jean

Marc-Antoine Côté
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
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Sylvain Desbiens respirait un peu mieux, samedi après-midi, maintenant que la rivière coulait un peu plus derrière chez lui, à L’Anse-Saint-Jean, et ce malgré un embâcle encore très imposant. La situation pourrait perdurer encore plusieurs jours, mais le riverain ne craint plus une éventuelle inondation.

Hier encore (vendredi), le risque était assez palpable pour inquiéter Sylvain Desbiens, l’eau gagnant son jardin et donnant beaucoup de mal à son voisin. Ce dernier aurait même « pompé l’eau de son sous-sol » toute la veille durant.

Les installations du voisin de Sylvain Desbiens pour enlever l’eau de son sous-sol.

Puis, durant la nuit, le temps a refroidi, la marée a baissé. Les habitants du secteur du Faubourg ont entendu « deux gros coups », leur laissant présager la fin de l’embâcle.

« C’était parti pour s’en aller, mais on n’a pas eu le temps d’applaudir que ç’a arrêté. »

Encore au matin, le tout s’étendait sur un kilomètre de long.

L’embâcle était encore bien en place, samedi, malgré des mouvements progressifs.

Lentement mais sûrement depuis, le courant reprend ses droits et emporte l’impressionnant amas de glace, « 20 ou 30 pieds » à la fois.

Pendant la visite du Quotidien, samedi, un tronc d’arbre visible sur la rivière témoigne de cette progression, avançant presque trop lentement pour l’œil humain. Vers 15h30, il se met à défiler à toute allure, portée par l’embâcle en mouvement, seulement pour mieux arrêter sa course, une minute plus tard.

Ces déplacements sont un bon présage, convient Sylvain Desbiens, mais « avec la nature, on ne sait pas », précise-t-il aussitôt. Il connaît trop bien « la force destructrice » de Dame Nature pour crier victoire aussi hâtivement, lui qui vit le même scénario chaque année.

« Tant que ç’a n’aura pas dépassé la maison, je ne serai pas tranquille. »

C’est ce couvert de glace, plus loin, qui empêche l’embâcle de progresser davantage.

Le riverain, qui en était à sa septième entrevue médiatique depuis vendredi, souhaiterait voir les autorités municipales agir en amont à l’avenir.

« Il faut être proactif. Le 15 mars, à la télé, quand tout le monde entend que les gens doivent enlever leurs cabanes à pêche, parce que le brise-glace s’en vient, il faudrait appeler Pêches et Océans Canada pour qu’ils viennent déglacer à l’embouchure. […] Ce sont toujours les mêmes qui sont pognés avec ça, on est quatre. Là, la municipalité passe en camion, ils surveillent, mais il n’y a rien à faire à cette étape-ci. »

Sylvain Desbiens ne craint pas la marée haute outre mesure, même si elle pourrait atteindre les 19 pieds lundi. Il espère simplement que la météo sera de son côté, dans les prochains jours, question de régler le problème définitivement… ou jusqu’à l’année prochaine.

Sylvain Desbiens croit l’amoncellement de glaces en place pour encore quelques jours.