Huit étudiants en pâtisserie du Lycée St-Joseph l’Amandier, d’Angoulême, sont en visite à Saguenay.

Un échange pour les futurs pâtissiers du CFP Jonquière

Le hasard a voulu que la visite d’une délégation angoumoisine au Saguenay corresponde avec la venue d’étudiants en pâtisserie du Lycée St-Joseph l’Amandier d’Angoulême.

Depuis lundi matin, un groupe de huit étudiants de cette institution est de passage au Centre de formation professionnelle Jonquière (édifice Mellon) accompagné de leurs professeurs, Frédéric Devie et Christophe Huchet. Les enseignants en pâtisserie du CFP, Dany Girard et Lisa Bergeron, sont leurs hôtes.

Selon Carl Dumas, directeur adjoint au CFP, de tels stages existaient à la belle époque du jumelage officiel, mais se sont amoindris avec les années sous l’administration de Jean Tremblay.

« Il y a quatre ans, il y a eu une renaissance du jumelage entre les deux villes. À notre initiative commune, il y a eu une volonté d’effectuer des échanges de culture en ciblant les étudiants en pâtisserie », explique M. Dumas.

Depuis le 22 mars jusqu’au 1er avril, les jeunes étudiants français se familiarisent avec la cuisine, le savoir-faire et les produits typiquement québécois. Samedi, une visite a été effectuée à la Maison du bleuet, à Val-Jalbert, à la miellerie Miel des Ruisseaux à Alma et à la microbrasserie Riverbend. Suivront ensuite, de mardi à jeudi, des stages en entreprises au Viennois, à la Maison du pain, au Delta, à la Villa Chicoutimi et autres. Des visites au Zoo de Falardeau, à la Pulperie de Chicoutimi ainsi que des journées libres sont prévues au programme.

Commentant la situation des travailleurs en cuisine en sol français, messieurs Huchet et Devie constatent que la pénurie de main-d’œuvre associée aux conditions offertes en décourage plusieurs. « Être pâtissier est un métier pénible avec du travail sous-payé, des horaires coupés, des tâches de travail qui n’ont pas de lien direct avec la pâtisserie comme le nettoyage, la préparation des légumes, la plonge, etc., alors que les jeunes veulent de plus en plus s’amuser. On a de moins en moins de recrues alors que la société a besoin de plus en plus de gens dans nos métiers », explique-t-il.

Les deux enseignants affirment que les embauches sont de plus en plus basées sur d’autres critères comme la ponctualité, la fidélité des travailleurs ou l’engagement à s’investir.

Pour ce qui est de l’aspect pratique du séjour, M. Girard affirme que le stage de découverte et les travaux pratiques permettront de part et d’autre de connaître des techniques et des produits de pâtisserie qui n’existent pas nécessairement dans chaque pays sans compter... que l’amour peut être au rendez-vous.

En mai, ce sera au tour des étudiants de Jonquière de se rendre en France.

Ç’a été le cas lors de l’un des trois premiers stages en pâtisserie effectués précédemment alors qu’un stage semblable a permis à un couple de se former. L’ex-étudiant français a maintenant un permis de travail qui lui permet d’œuvrer au Québec.

Du 20 au 31 mai prochain, ce sera au tour d’un groupe de huit étudiants du CFP Jonquière de se rendre en France pour partager une expérience avec les cousins de la Nouvelle-Aquitaine.