Jacques Kirouac et le conseiller en orientation à Laure-Conan, Michel Robert

Un diplôme pour les compétences

Avoir de l’expérience, des compétences, mais pas de diplôme. C’est le cas de milliers de Saguenéens et de Jeannois qui pourraient bénéficier de la reconnaissance des acquis pour obtenir un diplôme.

« Cette reconnaissance s’adresse aux gens qui ont de l’expérience. Ça peut être de l’expérience de vie, comme une personne qui a comme passion la pâtisserie et qui en fait chez elle depuis des années, explique le responsable de la reconnaissance des acquis au centre Oasis à Chicoutimi, Jacques Kirouac. Elle a déjà des acquis. Ce ne sont pas uniquement les expériences de travail qui comptent. On fait un bilan des compétences. On évalue les personnes. Si elles ne sont pas capables de bien répondre à l’évaluation, elles ont alors l’obligation de suivre le cours. »

Pertes d’emplois

Dans le cadre de la semaine québécoise de l’orientation, du 5 au 11 novembre, une conférence gratuite ouverte au public au sujet de la reconnaissance des acquis sera donnée le mercredi à 19 h au centre Laure-Conan.

Les employés de la quincaillerie Laurent Lapointe, qui fermera ses portes dans les prochains jours, ou de Sears, par exemple, pourraient être intéressés par la reconnaissance des acquis.

« Les gens ont des compétences, mais pas nécessairement de diplôme, explique le conseiller en orientation à Laure-Conan, Michel Robert. Ils peuvent avoir des compétences en vente, en secrétariat, en comptabilité, en gestion, en service à la clientèle, en réception des marchandises, etc. Ils peuvent venir nous voir et on regarde pour la reconnaissance des acquis. 

« Quand AbitibiConsol a fermé à La Baie, on a fait la même chose. Il existe un diplôme d’études professionnelles en pâtes et papiers. Ces employés étaient très qualifiés. »

Dans le cas de perte d’emploi, de réaffectation, de démarche de recherche d’emploi, voire de réflexion personnelle, la reconnaissance des acquis peut être intéressante. « C’est ouvert à tout le monde et ça ne coûte rien. Ça ne veut pas dire que tout le monde va avoir une reconnaissance des acquis, par contre. Nous avons de plus en plus de demandes parce que le marché de l’emploi change. Certaines personnes perdent leur emploi et désirent alors un diplôme », explique M. Kirouac.

La reconnaissance des acquis peut aussi permettre à des employés d’obtenir un diplôme tout en continuant à travailler, parce qu’ils ont moins de cours à suivre que les étudiants à temps plein.

« Maintenant plus que jamais, les organisations demandent comme première question : “As-tu un diplôme ? ” C’est important », insiste M. Kirouac.

La conférence de mercredi sera donnée par MM Robert et Kirouac.