Un délit de fuite coûteux

Le 22 mai 2014, Alexandre Simard aurait mieux fait de ne pas quitter les lieux d'un accident de la route. Au lieu de devoir expliquer ce qui avait pu se passer sur la route, il s'est retrouvé devant un juge pour plaider coupable à des accusations de possession de marijuana et de stéroïdes dans le but d'en faire le trafic.
L'homme d'une vingtaine d'années de Jonquière a reconnu les faits qui lui étaient reprochés au Palais de justice de Chicoutimi. Il avait été retrouvé en possession de 1,5 kilogramme de cannabis, de milliers de comprimés d'amphétamines et de stéroïdes.
Un rapport présentenciel a été demandé afin de permettre au tribunal de mieux connaître l'individu.
Toute cette affaire fait suite à un simple accident de la route. Au lieu de demeurer sur les lieux, Simard a plutôt pris la décision de partir.
Les policiers de Saguenay ont été appelés sur les lieux. Constatant qu'il manquait un conducteur, les agents ont pu retracer l'adresse du propriétaire du véhicule grâce à son numéro d'immatriculation.
À leur arrivée au domicile du propriétaire, les policiers ont appris que la voiture appartenait à la conjointe de Simard à l'époque.
Interrogée, elle a dit ne pas être au courant de la situation, qu'elle et son copain s'étaient rendus au gymnase pour une séance d'entraînement.
«À un moment donné, elle a dit aux policiers qu'elle croyait qu'il venait d'arriver au logement. Elle y est entrée, mais est ressortie en disant qu'il avait quitté. Les agents ont demandé à entrer afin de vérifier», explique Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).
«Un des agents a senti l'odeur de cannabis dans une chambre. C'est là qu'ils ont fait la découverte des plants de cannabis, des amphétamines et des stéroïdes», a repris la représentante du DPCP.
En défense, Me Julien Boulianne précise que son client n'achetait pas des stéroïdes pour les trafiquer, mais pour les remettre à ses compagnons d'entraînement.
«Ce qu'il faisait, c'est qu'il commandait les stéroïdes en plus grande quantité pour que la facture soit moins élevée. Il en demandait pour plusieurs personnes. Ça lui permettait d'en avoir pour lui», de dire Me Boulianne.
«Depuis ce temps, M. Simard a cessé la consommation, car ça l'a rendu malade. Il est sorti de ce milieu, il a repris sa vie en main et est déménagé à Québec», ajoute le criminaliste.
Alexandre Simard a aussi mentionné aux policiers que sa conjointe de l'époque n'avait rien à voir avec ses activités. Les accusations devraient être retirées lorsque le dossier se réglera au cours de la période estivale.