La très grande partie de la boutique a été touchée par l’eau. Lors du passage du Quotidien, des employés et des équipes d’une compagnie de nettoyage s’affairaient à ramasser le plus gros du dégât.

Un dégât d'eau ravage la boutique Laflamme

Un dégât d’eau a provoqué d’importants dommages à la boutique Laflamme située au 419 rue Racine, mercredi soir. Un bris au niveau du système des gicleurs du deuxième étage du bâtiment est à l’origine du sinistre.

Rencontré sur place en fin de soirée, le fils du propriétaire Roch Delisle, David, faisait état de dommages évalués à 1,5 million $. La très grande partie de la boutique a été touchée par l’eau. Lors du passage du Quotidien, des employés et des équipes d’une compagnie de nettoyage s’affairaient à ramasser le plus gros du dégât.

« On a tout perdu, a soufflé David Delisle. Le magasin était en pleine expansion, on venait de prendre le plein plancher avec environ 10 000 pieds carrés. Ça fait huit ans qu’on rénove chaque année et qu’on grossit. Mais là... À suivre. »

Bousculé par les événements, David Delisle ne pouvait se prononcer sur les prochaines étapes. La famille Delisle est propriétaire de Laflamme depuis 35 ans, alors que la boutique a été fondée en 1919.

« Ça fait cinq générations qu’on oeuvre dans le vêtement et ça va continuer », a réagi David Delisle.

Les pompiers ont reçu l’appel à 19h48 mercredi soir. À leur arrivée, les gicleurs étaient toujours en fonction. Le rez-de-chaussée, où est située la boutique Laflamme, a subi les contrecoups.

Les pompiers ont reçu l’appel à 19 h 48 mercredi soir. À leur arrivée, les gicleurs étaient toujours en fonction. Le rez-de-chaussée, où est située la boutique Laflamme, a subi les contrecoups.

« À notre arrivée, la priorité était de sécuriser le bâtiment, avant d’obstruer la tête du gicleur en cause et de fermer le système pour colmater la fuite, a expliqué le chef aux opérations du service de sécurité incendie de Saguenay, Éric Morin. On voulait ensuite protéger au maximum les articles qui se trouvaient dans la boutique. On a finalement fait une fermeture de service au niveau de l’électricité pour s’assurer que les risques étaient à zéro dans le bâtiment. »

Il ne devrait pas y avoir d’enquête pour déterminer la cause du bris. Éric Morin parlait d’une défaillance mécanique au niveau du système, ce qui peut arriver de temps à autre même si des inspections annuelles ont lieu.

« C’est plus rare que des têtes cèdent comme ce fut le cas, mais c’est un risque qui est potentiel et c’est à quoi on a fait face », a conclu M. Morin.