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Un déconfinement annonçant une « bouffée de fraîcheur » pour la région

Marc-Antoine Côté
Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
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Le plan de déconfinement annoncé pour le Québec, mardi, a somme toute eu l’effet d’une « bouffée de fraîcheur » au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Malgré les quelques questions toujours en suspens, plusieurs voient poindre à l’horizon un bel été de « transition », en attendant la normalité.

Chez Diffusion Saguenay, les mesures annoncées sont au-delà des attentes. Claudine Bourdages, directrice de la programmation et du marketing, se réjouissait notamment du nombre de personnes qui seront admises lors d’évènements. Mais ces « belles nouvelles » n’étaient pas encore tout à fait digérées, en fin de journée.

« On est en train de tout analyser ça, parce qu’il y a des choses qui ne sont pas tout à fait claires pour nous avec nos activités. [...] Les 250 personnes par section à compter du 28 mai, ça me questionne beaucoup. Est-ce que ça veut dire qu’on n’a plus besoin de respecter le 2 mètres de distance ? C’est ce qu’il faut éclaircir. [...] En tout cas, ce qui nous fait plaisir, c’est de voir qu’on va pouvoir présenter des choses à l’extérieur, enfin reprendre une vie plus normale. »

Parlant de tenir des évènements à l’extérieur, Alain Tremblay, directeur général de Jonquière en Musique, a lui aussi vu ses attentes être surpassées, même si les choses restent « à décortiquer ».

« Avec 2500 personnes, est-ce qu’ils doivent porter le masque, est-ce qu’on va devoir les mettre à un mètre, deux mètres, trois mètres ? Comment ça va se passer ? Pour 2500 personnes, quelle grandeur de site est-ce que ça prend ? C’est 2500 pour un site de 15 000 ou 2500 si tu peux en rentrer 2500 ? »

Toutes ces questions étaient loin de venir à bout de son enthousiaste, lui qui qualifiait la nouvelle de mardi « d’extrêmement positive ». Alain Tremblay croit qu’il s’agira d’une « édition transit », avant de retourner à la normale, et croit que les gens seront au rendez-vous. « Les gens sont prêts à venir au festival. »

Pour le passeport vaccinal

Autant pour la santé mentale de la population que pour la santé financière des organisations de la région, Sandra Rossignol parle quant à elle d’une « bouffée de fraîcheur ». La directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord pointe cependant vers la nécessité de miser sur le passeport vaccinal et les tests rapides en entreprises.

« Oui le couvre-feu, pour les restaurants, pour les bars, la permission pour les spectacles, les festivals, car ce sont les plus impactés de la pandémie. [...] Mais le passeport est important, c’est un autre outil. »

En effet, pour les restaurateurs, la bonne nouvelle résidait surtout dans le retrait éventuel du couvre-feu. Bénédict Morin du Café Summum se disait « très enthousiaste », lui dont 60 % des profits se font généralement après le coup de 20h. Il croit d’ailleurs que l’été qui vient se voudra « une belle transition vers un déconfinement total ».

Le copropriétaire était d’avis que la situation était plus « complexe », néanmoins, pour ceux qui sont encore en zone rouge. Daniel Giguère, président et directeur général des restaurants La Voie Maltée, qui compte aussi des établissements à Québec, se désolait du manque de précision de François Legault, qui a souvent employé l’expression une « majorité des régions », lors du point de presse de mardi.

« C’est la majorité des restaurants qui rouvrent le 28 mai. Mais c’est quoi la majorité ? On ne sait pas. Alors c’est de savoir quel plan de match je vais faire. On ouvre, mais on ne sait pas comment on va ouvrir. »

Pour sa part, le copropriétaire de la microbrasserie Hopera, Vladimir Antonoff, voyait le plan proposé d’un « très bon oeil », tout en demeurant prudent.

« On ne veut pas partir sur le party complètement à l’Hopera, parce qu’il y a le potentiel manque de main-d’œuvre, mais on a surtout le goût de faire notre effort de notre bord pour éviter que ça dégénère une énième fois. [...] On est très contents, mais on va le faire de la bonne façon. »