La nouvelle présidente du Cercle de presse du Saguenay, Jessica Blackburn, a mené le débat alors que les quatre participants ont bien respecté les règles. De gauche à droite, Josée Néron, Jean-Pierre Blackburn, Arthur Gobeil et Dominic Gagnon ont tenté de convaincre l'assistance qu'ils étaient le meilleur candidat pour diriger Saguenay.

Un débat respectueux entre les aspirants maires de Saguenay

Le premier débat entre tous les candidats à la mairie de Saguenay depuis 2001 s'est principalement déroulé dans le respect alors que Josée Néron, Jean-Pierre Blackburn, Arthur Gobeil et Dominic Gagnon ont croisé le fer lors de l'activité organisée par le Cercle de presse du Saguenay.
À chaque question, les quatre candidats avaient à tour de rôle droit à 90 secondes pour répondre. Le tout était mené par la nouvelle présidente du Cercle de presse, Jessica Blackburn, de Radio-Canada. 
Si les candidats ont majoritairement utilisé leur temps pour avancer leurs idées, il y a bien eu quelques attaques, surtout lancées par le chef du Parti des citoyens envers son prédécesseur. Dominic Gagnon a accusé Jean-Pierre Blackburn de promettre « des dépenses pharaoniques. » Ce dernier a répliqué plus tard en disant que « Saguenay avait besoin d'un maire, pas d'un commissaire industriel. »
Un membre du Cercle de presse, Roger Boivin, a bien tenté de ramener le débat sur le nom de Saguenay, mais les quatre adversaires ont décidé de refermer la porte immédiatement au retour de Chicoutimi comme appellation pour la municipalité entière. « Ç'a été un débat déchirant. Mais ça doit être derrière nous ce débat-là. Je trouve ça beau le nom de Saguenay », a répondu Jean-Pierre Blackburn, en ligne avec ses opposants.
Il a aussi été beaucoup question de Promotion Saguenay et du nombre important d'organismes paramunicipaux, tels que Diffusion Saguenay ou encore la Zone portuaire. « Des organismes, il y en a beaucoup. Le nombre d'étapes pour obtenir du financement est trop élevé. Les subventions vont revenir au conseil de ville et il va y avoir une restructuration du nombre d'organismes », a promis pour sa part Arthur Gobeil.
Les candidats ont aussi réagi sur la fuite d'eau majeure qui a affecté Chicoutimi mercredi matin. « Le but premier d'une ville est d'assurer le service aux citoyens. L'engagement, c'est d'avoir de belles routes, un réseau d'aqueduc performant et une bonne collecte des matières résiduelles. Il faut faire une gestion serrée et tous les candidats ici ont promis d'augmenter les taxes », a repris Dominic Gagnon. Il a d'ailleurs conclu presque toutes ses interventions en vantant sa future gestion, proclamant haut et fort « que c'est ça, la nouvelle génération ». 
Il a aussi été question du climat autour de la table du prochain conseil municipal, les discussions ayant souvent tourné au vinaigre dans le présent mandat. Interrogée à savoir comment elle réagirait si elle était élue mairesse sans avoir une majorité de représentants de l'Équipe du renouveau démocratique, Josée Néron a promis qu'elle saurait rallier les conseillers. « J'apprécie avoir des gens qui ont des idées différentes des miennes. J'essaie de comprendre ce que l'autre voit que je ne vois pas », a-t-elle expliqué.
Contre Daniel Giguère
Le maire sortant, Jean Tremblay, avait refusé tous les débats depuis qu'il avait affronté l'ancien maire de Jonquière, Daniel Giguère, en 2001. Il s'agissait de la première élection à Saguenay, ville fusionnée. Jean Tremblay avait refusé par la suite d'affronter Mireille Jean, en 2005, Michel Potvin, en 2009, et Paul Grimard, en 2013. 
Le prochain débat sera celui organisé conjointement par Le Quotidien et la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord. Il se tiendra le 11 octobre de 11 h 45 à 14 h à l'hôtel Le Montagnais. Il sera plus axé sur les questions économiques. De plus, il aura lieu après la date limite pour déposer sa candidature, soit le 6 octobre à 16 h 30. Pour l'instant, l'homme d'affaires Éric Larouche laisse toujours planer qu'il est en réflexion.