Un couple coincé en croisière demande l’aide du gouvernement 

Eve-Marie Fortier
Eve-Marie Fortier
Le Quotidien
Katy et Patrick Imbeault demandent l’aide du gouvernement afin de rapatrier leurs parents, Claudette Tremblay et Michel Imbeault, originaires de Saint-Ambroise, qui sont actuellement coincés sur le Norwegian Jewel, dans le sud de l’océan Pacifique, en raison de la COVID-19. Même s’il n’y a aucun signe du virus sur le bateau, aucun pays n’accepte que les passagers descendent sur leur territoire. Outre le couple de la région, 347 Canadiens se trouvent également sur le bateau.

Claudette Tremblay et Michel Imbeault devaient faire escale dans plusieurs pays au courant de leur croisière. En passant par les îles Fidji et Bora Bora, ils devaient terminer leurs vacances à Tahiti le 20 mars. Cependant, dès que la situation entourant la COVID-19 s’est aggravée aux quatre coins du globe, le bateau a tenté de trouver un pays qui lui permettrait d’accoster afin que les passagers retrouvent leur pays respectif.

« Le moteur du bateau serait présentement arrêté quelque part au sud du Pacifique. Les passagers devaient descendre à Honolulu dimanche, mais des manifestations se préparent là-bas pour les empêcher d’y arriver. Nous sommes dans le néant », a expliqué Katy Imbeault.

Information difficile à obtenir

La fille du couple a également expliqué qu’il est difficile d’obtenir de l’information de la part de ses parents.

« Internet est limité sur le bateau. Il n’est donc pas évident de connaître la réelle situation. L’agente de voyage et moi avons réservé un vol d’Honolulu au Québec, mais nous ne sommes même pas en mesure de savoir s’ils pourront le prendre. » Grâce à un groupe Facebook regroupant les familles des personnes se trouvant à bord du navire, Katy et Patrick Imbeault peuvent toutefois en apprendre plus.

« Les nouvelles ne sont pas toujours rassurantes. Vendredi soir, nous avons su qu’il y avait un problème technique avec le bateau. Est-ce qu’ils commencent à manquer de carburant ? Nous ne savons pas. Est-ce qu’ils finiront par manquer de nourriture ? Nous ne savons pas non plus. »

Outre travailler de pair avec l’agence de voyages, les enfants de Mme Tremblay et M. Imbeault ont écrit au député de Jonquière, Mario Simard, ainsi qu’au gouvernement fédéral, afin d’obtenir de l’aide. « L’attaché de presse de M. Simard nous a rapidement répondu de ne pas nous en faire et qu’une solution sera trouvée. Les députés semblent vraiment travailler ensemble pour aider les personnes de la région coincées dans des situations comme celle-ci. »

Interrogée face aux commentaires reçus de la part de certains citoyens, Katy Imbeault a expliqué que ses parents n’auraient jamais pris le risque de quitter le Canada s’ils avaient su comment la situation allait se dégrader en si peu de temps. « Mes parents sont partis d’Australie le 28 février. À ce moment-là, le virus n’était qu’en Chine. Ils ne pouvaient pas embarquer sur le bateau seulement s’ils étaient malades. C’est certain que je me suis fait dire qu’ils auraient dû revenir avant, mais c’était beaucoup plus compliqué que simplement prendre un vol de retour. Je les connais mes parents, s’ils avaient su qu’ils allaient se retrouver dans cette situation, ils ne seraient jamais partis. »