Le directeur général de Nutshimit-Nippour, Carl Côté

Un contrôle précis du lac Saint-Jean avec Géoctopus

Un an après les inondations printanières qui ont causé d’importants dommages dans le sud de la province, le Groupe-conseil Nutshimit-Nippour suscite l’intérêt de plusieurs municipalités en raison des derniers raffinements apportés à son logiciel Géoctopus utilisé, entre autres, dans la gestion des niveaux du lac Saint-Jean.

En entrevue, Carl Côté, directeur général de Nutshimit-Nippour, dont le siège social est à Mashteuiatsh, rappelle que depuis le début de la décennie, l’entreprise travaille en étroite collaboration avec Rio Tinto (RT) dans la gestion hydrographique des réservoirs qui alimentent les centrales hydroélectriques du producteur d’aluminium. La réalisation de relevés hydrographiques, la mise à jour de plans de mesures d’urgence pour la division hydroélectrique de RT ont été la prémisse au développement d’une expertise plus poussée pour la mise au point d’une plate-forme très raffinée qui permet de prédire avec une grande précision  les zones d’inondation en cas de crues ou d’apports hydriques importants.  «L’an dernier, tous les jours, nous avons été en appui aux hydrologues de RT à partir des données qu’ils nous ont fournies », explique M. Côté.

L’un des avantages de Géoctopus, une plate-forme qui s’apparente à Google Map, est qu’il intègre les modèles de débit des rivières qui alimentent le lac Saint-Jean à partir des cadastres topographiques et cartographiques  de chacune d’elles et de leur bassin versant. Géoctopus doit également sa précision au fait que les concepteurs sont allés jusqu’à effectuer des relevés pour établir les courbes de niveau du lit du lac Saint-Jean. « Un avion a survolé au-dessus du lac  Saint-Jean pour effectuer des relevés précis aux 20 centimètres du lit du lac plutôt qu’aux 10 mètres. Nous avons fait acheter des données topographiques à RT provenant de systèmes de télédétection par laser.»

L’intégration de tous ces paramètres à l’intérieur d’un seul outil,  jumelé au fait que Géoctopus est capable de prendre en compte les apports provenant de nouvelles précipitations donne un outil assurant une grande prévisibilité. « On est capable de prédire quel niveau atteindra le lac Saint-eJan et quels secteurs seront inondés.

M. Côté affirme que Géoctopus s’avère un outil de gestion hydrique très approprié d’autant plus que RT ne contrôle que 27 % des apports d’eau du lac Saint-Jean à travers ses barrages aménagés sur la rivière Péribonka.

Outre le contrôle des crues, Géoctopus est utile également pour optimiser la production d’électricité par un contrôle plus précis des niveaux du lac Saint-Jean.

Le directeur de Nutshimit-Nippour affirme que le modèle de prédiction développé dans le secteur privé suscite l’intérêt de bien des ministères et de municipalités. C’est le cas, entre autres de Gatineau, dont le maire a communiqué avec M. Côté en vue du développement d’une application pour une partie de la rivière Outaouais.

Carl Côté quittera la présidence de la Chambre de commerce

Carl Côté, directeur général de Groupe-conseil Nutshimit-Nippour, a annoncé au conseil d’administration de la Chambre de commerce de Saguenay-Le Fjord qu’il n’entend pas renouveler son mandat à la tête du regroupement de gens d’affaires. 

M. Côté a mentionné qu’il respecte ainsi l’engagement qu’il avait pris il y a deux ans d’être en poste pendant deux années. 

Outre son travail chez Nutshimit-Nippour, M. Côté agit également à titre de président de la Fondation Jean-Allard venant en aide aux personnes autistes.