Jean-François Boivin, directeur général de Saguenay, possède un contrat à durée indéterminée.

Un contrat à durée indéterminée pour le directeur général de Saguenay

Le directeur général de Saguenay, Jean-François Boivin, possède depuis le 22 janvier 2007 un contrat à durée indéterminée qui lui rapporte maintenant plus de 190 000 $ annuellement. Il a aussi droit à un véhicule fourni.

Le contrat du fonctionnaire le plus haut placé à Saguenay a été rendu public vendredi à la suite de demandes d’accès à l’information formulées par divers médias.

Selon les conditions établies dans le contrat, le salaire de base avait été fixé à 140 000 $, au moment de la signature en janvier 2007, mais dès le 22 juillet 2008, soit 18 mois plus tard, la rémunération de Jean-François Boivin a été haussée à 155 000 $, soit 15 000 $ d’augmentation.

Il a aussi été prévu une indexation du salaire du directeur général chaque 1er janvier selon la formule la plus avantageuse, soit l’indice des prix à la consommation publié par Statistiques Canada ou l’indexation accordée au personnel-cadre pour la même période.

Cela représente possiblement un traitement annuel d’environ 190 000 $ à l’heure actuelle en tenant compte d’une augmentation annuelle indexée d’à peu près deux pour cent.

En plus, Saguenay met à la disposition de Jean-François Boivin un véhicule automobile utilitaire à quatre roues motrices, fournit l’essence, paie l’entretien, l’immatriculation et les frais d’assurance du véhicule.

Comme les autres cadres

Comme les autres cadres de Saguenay, M. Boivin bénéficie du régime de pension, du régime d’assurance et peut retourner à son ancien poste de directeur des services, immeubles et équipements motorisés. Si cela devait se produire, il conserverait son salaire de directeur général, sans hausse salariale, tant et aussi longtemps que le traitement de son premier poste n’aura pas atteint celui de directeur général.

S’il quitte son emploi, il aura droit à une année de salaire à titre d’indemnité. Le directeur général peut démissionner de son emploi en remettant un préavis de 30 jours. Saguenay peut résilier le contrat si une faute lourde ou une fraude est commise, sans lui verser d’indemnité.

Un contrat standard

« Il s’agit d’un contrat standard, qui est conforme au marché. Le directeur général est intégré à l’appareil municipal. Et il n’a donc pas droit à une indemnité de départ du même genre que celle de Ghislain Harvey ou de Louis Coulombe, car la nature du contrat n’est pas la même. Quant à la rémunération, je n’ai pas étudié ce qui se donne ailleurs, mais en tenant compte des fonctions, ça me semble correct », précise Daniel Gagnon, directeur du programme en administration des affaires à l’UQAC.