L'entraîneur-chef des Sags, Yanick Jean

Un classement très serré dans la LHJMQ

La mi-saison approche à grands pas dans la LHJMQ et quand on s'attarde au classement général, un élément frappe. Après plus de 30 matchs, bien peu de points séparent une grande quantité de clubs.
«Une parité avec autant d'équipes, je ne me rappelle pas d'avoir vu ça», confie l'entraîneur-chef et directeur général des Saguenéens, Yanick Jean, ce qui prouve à son avis la qualité des organisations et des entraîneurs.
La position de l'organisation chicoutimienne est un très bon exemple de la situation actuelle. Ayant disputé 31 rencontres, les Sags pointent présentement au 10e rang du classement général. Ils n'ont que quatre points de priorité sur les détenteurs du 17e rang, le Phoenix de Sherbrooke. À l'inverse, ils n'accusent que six points de retard sur les Remparts de Québec et le 6e échelon. Ils ont également des matchs en main sur tous leurs adversaires au classement, mais encore faut-il mettre en banque des points lors de ces parties supplémentaires.
«Ça ne s'est pas ressenti encore dans les assistances, mais les grands gagnants de cette situation, ce sont les partisans. Quand ils se présentent à l'aréna pour un match, ils ne savent pas qui va gagner, soir après soir», de faire valoir le pilote des Bleus.
Yanick Jean précise cependant que malgré cette parité, les équipes ne changeront pas d'orientation en vue de la période de transactions qui s'ouvrira dimanche. Pour lui, ce n'est pas une question de points. «Quand tu prends tes décisions, tu le fais en fonction d'où tu es rendu comme organisation avec la maturité de ton équipe», explique Yanick Jean.
«Les équipes qui ont un plan ne décident pas à la dernière minute ce qu'ils vont faire», assure le DG, citant la saison dernière, où il avait rapidement pris la décision de transiger le défenseur Garrett Johnston et l'attaquant Gabryel Boudreau afin d'accélérer la relance de l'équipe.
Concentration
Dimanche, comme leurs homologues à travers la LHJMQ, les joueurs des Sags se retrouveront en congé de Noël pour une dizaine de jours. D'ici là, ils ont deux matchs à leur calendrier, vendredi à Shawinigan et le lendemain au centre Georges-Vézina, face au Drakkar de Baie-Comeau. Avec la fin des classes et à la suite d'une séquence de six matchs en neuf jours, Yanick Jean sent que ses troupiers ont l'attention à la bonne place. «Je les ai trouvés concentrés mercredi à Baie-Comeau. C'est ce qu'on veut jusqu'au bout», indique-t-il.
Nicolas Roy réalise un rêve
Nicolas Roy a réalisé un rêve mercredi quand il a appris qu'il avait percé la formation d'Équipe Canada junior.
Le meneur offensif des Sags avait eu des indices qu'il serait de l'aventure à Toronto et Montréal, mais a réellement eu la confirmation en fin de soirée, à la suite des dernières coupes. «J'ai regardé le tournoi tous les ans dans mon enfance avec ma famille. Ce sera spécial d'en faire partie. Je suis vraiment excité et j'ai hâte que ça commence», a commenté le capitaine des Sags en entrevue téléphonique alors que la formation canadienne se trouve en retraite fermée à Tremblant.
«C'est vraiment dur de faire partie de cette équipe. C'est un privilège. J'ai travaillé excessivement fort pendant l'été et au cours des derniers mois. Je suis rendu. Maintenant, je me consacre aux objectifs d'équipe.»
Roy n'a pas encore parlé avec l'entraîneur-chef Dominique Ducharme de ses responsabilités, mais il a quand même une petite idée. «Je vais probablement jouer sur un trio un peu plus défensif tout en étant posté devant le filet en avantage numérique. Toute tâche qu'on va me donner, je vais la faire, d'assurer le numéro 55. Je veux bien jouer et aider l'équipe à gagner. C'est important que tous les joueurs poussent dans la même direction et on sent que tout le monde veut faire sa part pour nous mener au titre.»