Un chalet sauvé par les recommandations de la SOPFEU

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
Le puissant incendie qui fait des ravages dans le secteur de Chute-des-Passes a détruit de nombreux chalets sur son passage. Par contre, celui de Frédéric Waltzing a été épargné et selon lui, c'est parce qu'il a suivi les recommandations de la SOPFEU lors de la construction du chalet.

Si plusieurs chalets ont été ravagés, M. Waltzing n'est aucunement inquiet pour le sien. «Je ne suis pas inquiet du tout. On a suivi la situation en direct vendredi soir. Je sais qu'il y a des dommages parce qu'on a vu des explosions sur les caméras, mais on voit que le chalet est encore debout.»

M. Waltzing était confiant que son chalet résisterait. «C'était impressionnant, mais on était confiant que ça allait passer. On a construit le chalet en suivant toutes les recommandations de la SOPFEU. Tout est en place pour faire face à un feu de forêt et on a vu que le résultat est concluant. Le chalet était dans le pire du feu et le chalet a résisté, simplement en mettant les recommandations de la SOPFEU en application. Le toit et les murs sont en tôles, le chalet est fermé du bas et on est au sol minéral tout le tour. On a une bonne preuve que les recommandations sont bonnes et que ça marche.»

Celui qui a travaillé 15 ans pour la SOPFEU a également une station météo à son chalet, ce qui lui a permis de recueillir des données et des images. Avec le recul, il est d'avis qu'il aurait été en sécurité à l'intérieur du chalet. «On aurait pu s'y réfugier. J'ai toutes les données, la température, le CO2 et les décibels. Tout était sécuritaire, pas idéal, mais on aurait été en sécurité.»

Sur le site de la SOPFEU, l'incendie aurait été déclenché par l'activité humaine alors qu'il y avait une interdiction ce qui cause une petite déception chez Frédéric Waltzing. «On a une certaine rage envers la négligence des gens. Les interdictions de feu ne sont pas là pour le plaisir ou pour empêcher les gens de s'amuser. C'est une mesure de sécurité.»

La température n'a grimpé que de 10 degrés à l'intérieur du chalet. À 32,9 Celcius, le mercure a été plus élevé à l'extérieur ces derniers jours, qu'à l'intérieur du chalet de M. Waltzing alors que l'incendie détruisait tous les arbres avoisinant le bâtiment.
Les décibels n'ont pas dépassé le seuil du 80dB, ce qui équivaut à un restaurant bruyant ou le son d'un réveil-matin.
La concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l'air à l'intérieur du chalet a atteint le 621ppm. En dessous de 1000ppm, le CO2 n'est pas dangereux pour l'humain. En moyenne, il se situe aux alentours de 400ppm pour tout l'hémisphère nord de la planète.