Le caporal-chef Guillaume Laflamme-Renard est ici photographié en plein travail sur la base aérienne Ali Al Salem, au Koweït, le 15 mai dernier.
Le caporal-chef Guillaume Laflamme-Renard est ici photographié en plein travail sur la base aérienne Ali Al Salem, au Koweït, le 15 mai dernier.

Un caporal-chef de Chicoutimi est déployé au Koweït pour réparer des avions

Mariane Guay
Le Quotidien
Le caporal-chef Guillaume Laflamme-Renard, originaire de Chicoutimi, est déployé au Koweït, pays du Moyen-Orient, pour une mission militaire depuis déjà deux mois. Il a la tâche de réparer le matériel mécanique nécessaire au bon fonctionnement des deux avions Hercules CC-130J qui volent avec individus et cargaisons.

Sous les 50 degrés Celsius ressentis là-bas jeudi, Guillaume Laflamme-Renard effectuait son travail dans un garage aménagé sous une tente. Heureusement, il a pu conserver une température soutenable grâce aux deux climatiseurs qui y sont installés. « Je suis chanceux, je travaille dans une tente climatisée et nous sommes capables de rentrer presque tout le matériel à l’intérieur. Par exemple, aujourd’hui, il faisait 27 degrés dans le garage. C’est plus frais qu’à l’extérieur, mais c’est tout de même chaud », a-t-il expliqué.

Outre la température, le caporal-chef apprécie sa première mission à l’étranger. « Ça se passe bien, j’ai de bons patrons qui me laissent faire ce que j’ai à faire, je m’entends très bien avec ma collègue, les journées passent super rapidement, je ne les vois pas passer », a-t-il exprimé avec le sourire dans la voix.

Présentement, tout se déroule sans anicroche et il se considère chanceux, car il n’y a pas eu de bris majeurs dans l’équipement. Le matériel est plus difficile à se procurer au Koweït, d’autant plus que la pandémie affecte la livraison de certains biens. « Il n’y a pas beaucoup d’équipement, ici, et lorsque ça brise, il faut que ce soit réparé assez vite. On est chanceux pour l’instant, nous faisons surtout de la maintenance. On croise les doigts pour que ça continue aussi bien pour les six prochains mois. »

Le caporal-chef Guillaume Laflamme-Renard, un technicien de véhicules déployé dans le cadre de l’opération IMPACT, répare une pièce d’équipement à la base aérienne Ali Al Salem, au Koweït.

Mis à part l’équipement provenant du Canada qui tarde à arriver au Koweït, la pandémie affecte les troupes de plusieurs manières. La mission IMPACT, commencée en 2014 avec la lutte contre Daesh (le groupe armé État islamique), mais qui consiste aujourd’hui à renforcer la capacité défensive du Liban, de l’Irak et de la Jordanie par l’entremise de formations et d’entraînements, en est d’ailleurs affectée, selon le capitaine Mark Ruban, officier d’affaires publiques. Par exemple, il explique que les déplacements sont limités et que toutes les activités de formation sont suspendues pour l’instant.

Une histoire de famille

Le caporal-chef Laflamme-Renard savait très bien ce qui l’attendait lorsqu’il a pris la décision de se joindre aux Forces armées canadiennes en 2009. En effet, son père a fait partie de l’armée pendant 30 ans et lui conseillait cette carrière.

C’est sa soif de se dépasser et de parcourir le monde qui l’a mené à faire les démarches nécessaires pour intégrer les Forces armées. « Je trouvais que c’était une belle opportunité et que ça m’amenait à relever de nouveaux défis. C’était intéressant. Et maintenant, j’en suis à 11 ans dans l’armée et je suis toujours heureux », s’est-il exclamé.

Étant donné que son père était souvent parti en mission dans sa jeunesse, il avoue avoir été habitué à l’éloignement avec sa famille. De ce fait, il explique que la situation est plus difficile pour sa conjointe. « C’est une femme forte, je suis heureux de l’avoir, elle ne m’appelle pas trop souvent, car elle sait ce qu’elle doit faire, mais c’est sûr qu’elle trouve ça un peu plus dur parce qu’elle n’avait jamais vécu ça avant de me rencontrer. »

Le caporal-chef en est déjà à prévoir son retour en décembre. « Ça va être d’attendre que la glace soit assez gelée pour aller à la pêche. On va espérer qu’elle soit prête en janvier », a-t-il conclu avec enthousiasme.