La direction de l'usine Kénogami de Produits forestiers Résolu a congédié et suspendu indéfiniment, mercredi matin, deux cadres de l'usine et mis à la porte un sous-traitant. Tout ce beau monde serait impliqué dans un réseau de vol de matériel au sein des installations qui perdure depuis le mois d'août dernier.

Un cadre suspendu et un autre congédié

La direction de l'usine Kénogami de Produits forestiers Résolu a congédié et suspendu indéfiniment, mercredi matin, deux cadres de l'usine et mis à la porte un sous-traitant. Tout ce beau monde serait impliqué dans un réseau de vol de matériel au sein des installations qui perdure depuis le mois d'août dernier.
Selon les informations exclusives obtenues par Le Quotidien, le service de sécurité de l'usine a épinglé, le 21 février vers 21 h, deux individus qui s'étaient introduits par effraction sur les terrains de l'usine dans l'intention d'y commettre un vol. Rappelons que pendant cette semaine, Résolu avait cessé la production en raison d'un manque de commandes.
Selon le porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay, Bruno Cormier, l'agent de sécurité de l'usine a accueilli les policiers accompagné de deux suspects. L'un d'eux, né en juillet 1985, est un employé de l'usine tandis que le second, né en février 1982, travaille pour une firme sous-traitante de Résolu embauchée pour effectuer des travaux d'entretien pendant la semaine de fermeture.
Selon les informations obtenues, il s'avère que l'un des suspects serait le fils de l'un des cadres suspendus. Ce dernier serait lui-même impliqué dans le réseau.
Le dernier événement survenu visait à dérober le cuivre provenant d'un transformateur industriel de réserve d'une valeur d'un million de dollars, au département de l'atelier mécanique. Depuis le mois d'août, divers objets de grande valeur sur le marché de la revente auraient été dérobés. À la suite de l'enquête menée par la sécurité de Résolu depuis lundi, l'un des cadres supposément impliqués a été prié de ramasser ses effets personnels vers 10 h mercredi matin à la suite d'une suspension pour une période indéterminée tandis que l'autre cadre, qui était en dehors du pays, a été congédié. Il n'a pas été possible de connaître l'implication du cadre suspendu.
À la suite des événements, la direction de l'usine a rencontré les directions syndicales. « Il y a des événements de ce genre-là. Nous avons été rencontrés par la direction. Il y a une enquête policière en cours. Ça va se dérouler au fur et à mesure. Je ne peux dire si ça concerne des membres de notre syndicats. L'enquête se déroule et on va savoir s'il y a un réseau ou pas au sein de l'usine », a déclaré Régis Duchesne, président du Syndicat des communications, de l'Énergie et du Papier.
Chez Résolu, le porte-parole, Karl Blackburn, a confirmé qu'une enquête est en cour actuellement et qu'aucun commentaire ne sera émis par l'entreprise.