Roxanne Morin est capable de passer quelques heures seule à la maison. Elle utilise la télécommande de la télévision et, grâce à une porte automatisée, elle peut sortir à l’extérieur pour prendre l’air. Le bras lui permettra d’être encore plus autonome.

Un bras pour l’autonomie

Clouée à son fauteuil roulant depuis sa naissance, mais possédant toutes ses capacités intellectuelles, Roxanne Morin espère acquérir plus d’autonomie dans un avenir rapproché. La façon d’y parvenir est d’amasser au moins 50 000 $ pour se procurer un bras robotisé. Un objectif qui est devenu un vaste projet pour toute sa famille.

La jeune femme de 25 ans est atteinte de paralysie cérébrale de type quadriparésie spastique depuis sa naissance, alors qu’elle a manqué d’air au cerveau. Sa mère, Nadine Fillion, explique que sa fille sent ses membres, elle arrive même à les bouger, mais le message passe mal entre eux et son cerveau.

L’ami de Roxanne, Charles Girard, qui a déjà fait l’objet d’articles dans Le Quotidien, a un bras robotisé depuis deux ans et, comme lui, elle espère pouvoir être plus autonome.

« Le bras me permettrait de manger seule, d’aller dans le frigo toute seule aussi », espère la jeune femme toujours souriante, rencontrée au domicile familial, à Chicoutimi-Nord.

Sa mère ajoute que le bras, fixé au fauteuil roulant motorisé, est contrôlé par une tablette. Il peut même gérer la lumière et le chauffage dans la maison, notamment, mais dans ce cas, la facture est encore plus élevée que les 50 000 $ de base. « Ça peut même aller jusqu’à ramasser un crayon par terre », précise Mme Fillion.

Roxanne Morin peut compter sur sa famille, notamment sa soeur, Léonie, sa grand-tante, Solange Thomassin, et sa mère, Nadine Fillion. Son père, Patrice Morin, était absent lors du passage du Progrès. Elles posent devant  une partie des boîtes de dons reçues en vue de la vente de garage.

Roxanne est en attente d’une évaluation de la compagnie du bras JACO. Ainsi, il sera plus facile de bien connaître ses besoins. La famille a même rencontré l’inventeur et, selon lui, la jeune femme est une excellente candidate pour le produit.

Sur le site Internet de Kinova Robotics, on apprend que le fondateur et PDG, Charles Deguire, aidait ses trois oncles atteints de dystrophie musculaire. L’un d’eux, Jacques, avait bricolé un bras afin de saisir des objets variés et Charles s’était donc donné comme mission de pousser l’idée plus loin.

« Avec le cofondateur Louis-Joseph L’Écuyer, ils ont fondé en 2006 Kinova afin de changer le paradigme de la robotique en créant des technologies à vocation humaine », peut-on lire.

Autonomie

Roxanne est capable de passer quelques heures seule à la maison. Elle utilise la télécommande de la télévision et, grâce à une porte automatisée, elle peut sortir à l’extérieur pour prendre l’air. « Avant de partir travailler, je m’arrange pour qu’elle mange ou qu’elle boive. Quand elle aura son bras, elle pourra prendre elle-même son gobelet », explique Mme Fillion.

Quand on la rencontre, on s’aperçoit rapidement que Roxanne est très allumée intellectuellement. Elle est vive d’esprit et a un excellent sens de la répartie. Sa mère le confirme, elle est très curieuse et adore apprendre en posant beaucoup de questions. Elle s’informe sans cesse et connaît très bien l’actualité, et suit la politique pendant les périodes électorales.

Quand on la rencontre, on s’aperçoit rapidement que Roxanne est très allumée intellectuellement. Elle est vive d’esprit et a un excellent sens de la répartie. Sa mère le confirme, elle est très curieuse et adore apprendre en posant beaucoup de questions.

Elle a aussi participé aux Jeux du Québec à deux reprises où, en 2015, à Drummondville, elle a mis la main sur la médaille d’argent au boccia.

+ POUR CONTRIBUER AU FINANCEMENT: ACTIVITÉS ET «GOFUNDME»

Pour parvenir à amasser l’importante somme de 50 000 $, et comme aucune subvention n’est possible pour acheter le bras robotisé, toute la famille de Roxanne Morin s’est mobilisée. En plus d’une campagne de sociofinancement sur GoFundMe, plusieurs activités seront organisées, la première ayant lieu le samedi 17 août, alors qu’une vente de garage est prévue. 

La journée prendra des allures de grande fête. Pour une modique somme, les gens pourront se procurer café, muffins, hot-dogs et liqueur, sans compter les nombreux objets qui seront en vente. D’ailleurs, jusqu’à maintenant, plusieurs personnes ont accepté de fournir gracieusement des items variés qui seront en vente, comme des outils, des articles de cuisine, des jouets, et même un lit électrique !

À l’automne, la grand-tante de Roxanne Morin, Solange Thomassin, et son petit-cousin, Pier-Olivier Tremblay, ont prévu organiser un souper spaghetti. Viendront ensuite le tirage d’un panier de boisson à Noël et un bingo Tupperware à l’hiver. 

Un membre de la famille est dans le réseau des clubs Optimiste, alors ils pourront apporter leur soutien, sans compter l’aide de Mme Thomassin qui, via son entreprise, amasse des sous pour Roxanne. « Je fais environ 300 repas par semaine et quand les gens ramènent leurs plats réutilisables, je prends le montant que j’économise pour Roxanne. Les gens donnent aussi des sous, même s’ils ne les rapportent pas », explique Solange Thomassin.

Bien entendu, assure la maman Nadine Fillion, si le montant amassé dépasse le prix du bras robotisé, toute la différence sera donnée au suivant.

Les personnes intéressées à participer à la vente de garde pourront se déplacer au 115 rue de Ste-Foy, dans le secteur nord de Chicoutimi, le samedi 17 août. Ceux qui ont des objets à donner peuvent aussi communiquer avec la famille au 418-376-6707.

Pour donner via le site GoFundMe, il suffit de se rendre à l'adresse gofundme.com et de chercher la page «Levée de fond pour Roxanne»