Richard Martel, député conservateur de Chicoutimi-Le Fjord
Richard Martel, député conservateur de Chicoutimi-Le Fjord

Un bon roulement pour l’aide d’urgence, mais des questions demeurent

Le dépôt de demandes à la Prestation canadienne d’urgence (PCU) semble avoir généralement bien fonctionné, lundi, constatent les trois députés fédéraux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, même si les questions demeurent nombreuses au sein de la population au sujet de l’admissibilité à l’aide d’urgence.

« Le bon, c’est que le système n’a pas flanché », a souligné le député bloquiste de Jonquière, Mario Simard, en après-midi lundi, première journée de dépôt des demandes à la PCU.

En fin d’après-midi, l’Agence du revenu du Canada (ARC) n’était pas en mesure de fournir de statistiques régionales sur le nombre de demandes reçues. À l’échelle du pays, l’ARC a reçu environ 1000 demandes par minute, à partir de 6 h, lundi, portant le nombre de demandes à plus de 532 000 à 15 h.

L’aide d’urgence prévoit un soutien financier de 2000 $ par mois, pour un maximum de quatre mois, soit 16 semaines, aux employés et travailleurs indépendants affectés par la crise de la COVID-19.

Les demandes d’aide se sont déroulées rondement, en majorité, pour les personnes consultées par Mario Simard et qui ont déposé une demande en ligne ou par téléphone. Son bureau de circonscription a également reçu un moins grand nombre d’appels, lundi, en lien avec la PCU, alors que la ligne ne dérougit pas depuis les deux dernières semaines, et les derniers jours, en particulier.

Cette situation est également constatée par son collègue bloquiste de Lac-Saint-Jean, Alexis Brunelle-Duceppe, de même que du côté du député conservateur de Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel.

Les bloquistes Mario Simard, député de Jonquière, et Alexis Brunelle-Duceppe, député de Lac-Saint-Jean

Nombreux appels

Les modalités changeantes de l’aide d’urgence depuis son annonce, le 25 mars, suscitent des interrogations auprès de la population, alors que plusieurs personnes se questionnant sur leur admissibilité cherchent à être rassurées.

Le bureau de circonscription de Jonquière a traité plus de 150 appels depuis jeudi soir. Mario Simard prend lui-même plusieurs appels en répondant à la ligne principale, tout comme Alexis Brunelle-Duceppe, qui a partagé que son bureau avait reçu plus de 600 appels en une semaine et demie.

Au bureau de circonscription de Richard Martel, les appels sont également nombreux. L’équipe assure le premier traitement des dossiers, alors que le député conservateur retourne aussi plusieurs appels de citoyens, lui qui mentionne avoir à l’horaire différentes rencontres liées au cabinet fantôme, alors qu’il agit comme porte-parole adjoint de la Défense nationale.

Plusieurs questionnements

Les trois députés fédéraux constatent néanmoins que plusieurs questions reviennent, face au programme d’aide fédéral, que ce soit pour les travailleurs saisonniers, les travailleurs autonomes ou les personnes qui recevaient déjà des prestations d’assurance-chômage. Sans réponse, les citoyens se tournent vers les bureaux de députés.

« Je me souviens, c’était un lundi matin, une coiffeuse de Roberval m’a appelé, a donné en exemple Alexis Brunelle-Duceppe. Je l’ai aidée, j’ai pris ses coordonnées. Je vous dirais que dans les deux heures qui ont suivi, j’ai dû avoir 35 coiffeuses qui m’ont appelé. »

Plusieurs citoyens, qui recevaient déjà des prestations d’assurance-emploi, se questionnent également sur l’entrée en vigueur de la PCU, a rapporté pour sa part Richard Martel. « Les mesures qui ont été annoncées aujourd’hui [lundi] vont aider, a-t-il souligné. Ceux qui étaient sur l’assurance-emploi et qui gagnaient 375 $ par semaine, là il y a eu un ajustement au niveau du fédéral qui a été fait, pour que ces gens-là ne gagnent pas en bas de 500 $ par semaine. »

Lundi, le premier ministre Justin Trudeau a également promis un accès élargi à la PCU pour les travailleurs qui ont perdu une part importante de leurs revenus.