Les députés québécois du Parti libéral du Canada étaient réunis pour deux jours à Alma, en prévision de la rentrée parlementaire.

Un « bon accueil » pour les libéraux

Accords de libre-échange, industrie forestière et même débat constitutionnel ont été au menu pour la deuxième et dernière journée du caucus des députés québécois du Parti libéral du Canada qui s'est tenue jeudi à Alma.
Les députés du PLC ont même fait quelques heures de porte-à-porte sur le territoire almatois afin de sonder l'appui de la population en vue des éventuelles élections partielles dans Lac-Saint-Jean. Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, ne s'est pas déplacé à Alma pour le caucus québécois.
« Nous sommes bien contents de l'accueil, a dit le président du caucus, Rémi Massé. C'était pour nous une occasion exceptionnelle. Nous avons eu la chance de faire du porte-à-porte. Les gens sont bien contents d'avoir vu le premier ministre et plusieurs ministres en juillet. (...) Nous avons eu une réponse très positive des gens du Lac. Il y a d'ailleurs une augmentation significative du membership. Il nous reste encore beaucoup de travail à faire, mais la réaction des citoyens est bonne. »
Le PLC avait terminé troisième dans Lac-Saint-Jean aux dernières élections. Depuis, le député Denis Lebel, du Parti conservateur, a annoncé sa démission, ce qui provoque la tenue d'élections partielles.
Questionné à propos de la surtaxe sur le papier surcalandré et de ses répercussions pour les usines de Kénogami et Dolbeau, M. Massé a affirmé que le caucus avait discuté de la situation de l'industrie forestière.
« Nous avons mis 867 M $ pour aider l'industrie forestière à être plus innovante. Il y a de l'argent qui est là pour pouvoir les aider. Nous avons discuté de la question du bois d'oeuvre durant le caucus », a-t-il dit, sans s'avancer directement sur la question du papier surcalandré.
Jean-Marc Fournier
La présence du ministre provincial responsable des Affaires intergouvernementales et de la Réforme des Institutions démocratiques, Jean-Marc Fournier, n'est bien entendu pas passée inaperçue.
« Québec ne fait pas la demande de rouvrir la Constitution, a assuré le whip en chef du gouvernement, le député Pablo Rodriguez. On n'en est pas là. Ce qu'on veut, c'est un dialogue. » Il affirme que la présence de M. Fournier au caucus était pour « voir comment on peut améliorer notre collaboration ».
Le ministre Fournier était présent pour présenter le plan d'affirmation nationale du gouvernement de Philippe Couillard. Ledit plan viserait, à terme, à réintégrer le Québec dans la Constitution canadienne.
« C'est notre boulot d'entendre les préoccupations des Québécois. Nous avons eu l'occasion d'entendre Québec sur son approche. M. Fournier nous a dit qu'il veut s'assurer d'avoir un bon dialogue, que le Canada respecte les spécificités du Québec. Ça été une conversation très utile et positive », a affirmé la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly.
Le président du caucus, Rémi Massé, a abondé dans le même sens que ses collègues.
« La demande de M. Fournier n'est pas de rouvrir la Constitution. Personne ne veut se rembarquer dans un débat constitutionnel. »