La mairesse de Saguenay, Josée Néron
La mairesse de Saguenay, Josée Néron

Un avocat de l’externe pour conseiller Josée Néron

Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien
Cain Lamarre décroche un contrat pouvant aller jusqu’à 100 000 $ pour conseiller la mairesse de Saguenay, Josée Néron, et les élus du comité exécutif.

Le Service des affaires juridiques et du greffe serait à ce point débordé que les élus de ce petit groupe et Josée Néron n’ont d’autres choix que de se tourner à l’externe pour toute question juridique.

Saguenay compte sur une équipe à l’interne de plusieurs professionnels en droit, dont cinq avocats et 15 techniciens juridiques. Ils ont plusieurs rôles, notamment émettre des opinions juridiques et des recommandations aux élus.

Deux déplacements de personnel, l’entrée en année électorale et un nombre élevé de dossiers à traiter auraient fait atteindre la pleine capacité de traitement du département.

« Le service juridique a perdu deux avocats récemment dans du mouvement de personnel. Ils ont été remplacés, mais les nouveaux doivent être formés et ne peuvent être efficaces à 100 pour cent immédiatement. Il s’agit de l’une des plus petites équipes, sinon la plus petite, des villes de plus de 100 000 habitants. Le service juridique traite des centaines de contrats annuellement, plus de 1000 demandes d’accès à l’information chaque année et environ 40 000 billets de contravention », énumère Stéphane Bégin, du cabinet de la mairesse.

Le contrat peut aller jusqu’à 100 000 $, car c’est la limite que la loi permet pour les contrats donnés de gré à gré.

« Il serait très, très surprenant que l’on s’approche de cette somme. La greffière surveillera la situation », prévient M. Bégin.

Au début du mois d’octobre, le service juridique de la ville a également délaissé un dossier, au profit d’une firme à l’externe, justifiant un manque de temps. Menée depuis le début par les avocats de la ville, la poursuite contre 3M a été confiée à une firme externe.

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« La greffière en chef nous aide, normalement. Mais pour l’instant, elle est débordée. Il faut faire affaire avec l’externe. Est-ce que ça va finir par une embauche ? Le besoin est là. Le poste de Louis Coulombe, on le voit, n’était peut-être pas de trop », laisse tomber Jean-Marc Crevier, un des membres du comité exécutif, questionné sur ce contrat.

Le poste de Louis Coulombe, directeur exécutif, a été aboli à l’arrivée en poste de Josée Néron à la mairie. La mairesse, rappelons-le, avait qualifié son poste d’inutile. L’avocat avait accepté de quitter avec une indemnité de départ 560 000 $. Me Coulombe avait un salaire annuel de 149 000 $.