Un autobus hybride testé à Saguenay

La Société de transport du Saguenay (STS) mettra à l'essai un autobus à propulsion hybride au cours des deux prochains mois. L'objectif est de fournir un véhicule plus confortable, mieux insonorisé et plus économique sur le carburant.
La société Nova Bus testera son nouveau modèle du 20 janvier au 28 mars sur le territoire de Saguenay. L'entreprise veut récolter de l'information auprès des chauffeurs et des usagers, mais aussi sur la réaction de l'autobus dans les conditions hivernales de Saguenay et sur le parcours ponctué de côtes de l'arrondissement de Chicoutimi.
«Nous pensons vraiment que cet essai pourrait être utile à notre organisation, estime le directeur général de la STS, Jacques Munger. Nous croyons que cet autobus hybride pourra offrir un meilleur confort à nos usagers, une meilleure insonorisation et nous permettre de réaliser des économies importantes de carburant.»
Le véhicule d'essai sera doté de 300 capteurs qui transmettront les données recueillies à la Société de gestion et d'acquisition de véhicule et de systèmes de transport AVT et de la Société de transport de Montréal.
«Nova Bus réalise les essais dans la région en raison de notre climat et de notre situation géographique (côtes de Chicoutimi). L'entreprise cherche à apporter les derniers ajustements afin de répondre aux exigences des neuf sociétés de transports membres de l'Association du transport urbain du Québec (ATUQ)", ajoute M. Munger.
Si les exigences sont remplies, la production des autobus pourrait commencer à l'automne 2014. Et la STS les recevrait dès le mois de novembre prochain.
L'achat des véhicules hybrides exigerait un débours plus élevé de la part des sociétés de transport. Chaque autobus coûte 150 000$ de plus qu'un autocar régulier. La commande de la STS serait de quatre véhicules hybrides.
En revanche, des sources de financement devraient réduire passablement les sommes à payer. Dans le cas des autobus hybrides, les subventions gouvernementales sont plus élevées de sept pour cent (57 pour cent au lieu de 50) et les sociétés de transport peuvent aussi bénéficier d'une autre source de revenus en provenance de la SOFIL (Société de financement des infrastructures locales).
«On parle d'une économie de carburant d'environ 30 pour cent. Il serait alors question d'une économie de 19 000 litres annuellement. Avec un coût d'acquisition d'environ 1,20$ du litre, les économies seraient de 24 000$ par année par véhicule. Ça devient intéressant pour notre organisation», reprend M. Munger.
Du côté de l'entreprise Nova Bus, le président Jean-Pierre Baracat estime que cet autobus est le premier pas vers l'électrification du transport en commun et qu'il devrait contribuer à améliorer la qualité de vie dans les villes.
Sbegin@lequotidien.com