Jean Tremblay est convaincu que la concrétisation du projet d'Arianne Phosphate transformerait la municipalité de Saint-Fulgence qui deviendrait très prospère.

Un appui de Jean Tremblay

Jean Tremblay appelle à la mobilisation en faveur du projet d'Arianne Phosphate. Le maire de Saguenay refuse de croire que certains lèvent le nez sur la proposition, qu'il estime presque inespérée pour la région. S'il est optimiste quant à la concrétisation du projet, il affirme qu'il faut sauter sur l'occasion, et vite. Pour lui, le temps qui file est synonyme d'obstacle.
«C'est très important, un point tournant pour la région. On n'en a pas 200 des projets. Quand on en a un, il ne faut pas cracher dessus, il ne faut pas faire le bec fin. Il faut être exigeant dans la qualité de l'environnement, dans les compensations, mais il faut dire oui.»
Le maire de Saguenay prend position pour une première fois dans le dossier d'exploitation du gisement du Lac-à-Paul, qui passe par la construction d'un terminal maritime dans le secteur de l'Anse-à-Pelletier, à Saint-Fulgence. Aujourd'hui, il souhaite joindre sa voix à celles de ceux qui sont en faveur du projet. Sa position est sans équivoque. Le Saguenay-Lac-Saint-Jean a besoin du projet.
«On a un projet en or qui nous arrive. On est chanceux d'avoir des richesses comme ça dans la région et on ne veut pas les développer, c'est incompréhensible», estime-t-il. «On a une région qui a souffert. Ça fait 40 ans qu'on n'a pas eu de gros projets. On a eu la mine Niobec et RTA, c'est bien beau, mais plus on avance, plus on produit d'aluminium, moins il y a de monde qui travaille. Moi je pense à mon monde qui a besoin de travailler. On a des gens compétents qui sont assis dans leur salon pis qui attendent d'avoir de l'ouvrage. Un projet comme celui-là, c'est 350 emplois. Quand je vois qu'on fait les capricieux là-dessus et qu'on hésite... On devrait tous sauter à bras raccourcis sur ce projet-là, pis tous se donner la main», renchérit-il.
Selon Jean Tremblay, le temps presse. Il craint qu'une trop longue hésitation fasse avorter le projet. «J'ai peur, parce que quand on se met à traîner... J'ai appris une chose, quand l'opportunité se présente, dépêche-toi, saute dessus. T'as pas deux chances. Ils vont en trouver d'autre phosphate dans d'autres pays, ou ailleurs au Québec. Mais quand ils vont avoir investi 50 ou 100 millions$ ici, ils ne reculeront pas.»
Il se dit conscient du dérangement occasionné pour certains résidants. Il insiste pour que ces personnes reçoivent des compensations. Mais il estime que le projet engendrerait des retombées trop importantes pour l'ensemble de la région pour l'écarter.
Un appel aux opposants
«Je lance un appel à ceux qui contestent actuellement, pour que ces gens-là pensent à l'avenir de la région. Qu'ils aient une pensée régionale. Je peux comprendre qu'ils sont dérangés, c'est un sacrifice qu'on leur demande. Ces personnes-là méritent des compensations raisonnables. Mais je leur demande de penser régional. Je le sais que c'est dur, mais d'un autre côté, il arrive une circonstance dans la vie où c'est à ton tour de penser aux autres.»
Jean Tremblay maintient également que le projet doit se réaliser dans le respect de l'environnement.
«Tous les ports du monde ont dérangé les poissons. Mais aujourd'hui, on peut travailler d'une façon respectueuse de l'environnement.»
Jean Tremblay affirme que la région tout entière sortirait gagnante de la concrétisation du projet.
«Saint-Fulgence a été tellement éprouvée par l'histoire du bois. Dans cinq ans, cette municipalité ne sera pas reconnaissable. Là, c'est Saint-David-de-Falardeau et Saint-Honoré qui se développent. Si Saint-Fulgence et Sainte-Rose-du-Nord font pareil, Saguenay va être entourée de villes prospères. C'est magique. C'est comme ça qu'on va se développer. Ça va avoir des répercussions partout. Le maire de Saint-Fulgence a été courageux, il a tenu le fort. Maintenant, nous autres, on va tout faire pour aider la municipalité à se développer.»