Le ministère des Transports, par l’entremise d’Inter-Cité Construction, refait l’asphalte sur le boulevard Talbot dans les deux sens à l’approche de la Réserve faunique des Laurentides.

Un appel à la prudence sur les chantiers

Le ministère des Transports du Québec avait convoqué les médias mercredi pour transmettre un message qui est toujours d’actualité, même si le bilan s’est grandement amélioré en six ans : il faut ralentir sur la route lorsqu’un chantier se présente, question d’assurer votre sécurité et, surtout, celle des travailleurs.

Les journalistes ont pu pénétrer sur le chantier situé sur le boulevard Talbot, où l’asphalte est refait à neuf tout juste avant la Réserve faunique des Laurentides. Patrice Dufour, chef d’équipe au centre de services de Chicoutimi du MTQ, a raconté aux journalistes présents son expérience de 20 ans sur les chantiers routiers. Bien qu’il n’ait pas souvenir d’avoir été témoin lui-même d’accident, soit lorsqu’il était sur place ou dans l’équipe qu’il supervise, il a indiqué que plusieurs de ses collègues peuvent parfois avoir des frousses. « On a souvent des ‘‘Ouf ! ’’, des cas où ça a passé proche. Il faut parfois aussi faire attention, car des gens se sont infiltrés dans les chantiers », a-t-il mentionné.

D’après son vécu, les chantiers les plus dangereux sont ceux où le trafic se fait en alternance. Souvent, dans ces cas, les voies sont moins larges et les gens sont plus pressés, sûrement après avoir attendu que le feu passe au vert. Il voit même parfois des gens qui s’engagent en sens inverse.

Selon le communiqué de presse transmis au même moment, « le nombre de victimes d’accidents a diminué de près de la moitié ces six dernières années, passant de 1367 en 2011 à 735 en 2016. »

La porte-parole dans la région du MTQ, Véronick Lalancette, a expliqué au Quotidien que des chantiers sont identifiés chaque année par les policiers. C’est à ces endroits où la surveillance est accrue. « Les policiers sont sensibilisés aux chantiers. Ici, ils vont sûrement être là plus souvent. Les gens n’ont pas peur de se faire prendre, tant qu’ils ne se font pas prendre », avait souligné plus tôt M. Dufour. D’ailleurs lors du départ du Quotidien, un citoyen venait de recevoir une contravention d’un policier de Saguenay pour excès de vitesse. Rappelons que dans une zone de travaux, les amendes sont doublées, mais pas les points d’inaptitude. Il faut savoir également que ces conditions s’appliquent même en dehors des heures de travaux, alors qu’aucun ouvrier ne s’y trouve. « Même s’il n’y a pas de travailleur, les conditions sont inhabituelles », a enchaîné la porte-parole, en parlant notamment de l’accotement qui peut être plus rugueux, la voie plus étroite ou que simplement la présence de cônes doit inciter à ralentir pour éviter de les faire tomber.