Un Almatois a porté plainte pour fraude à la Sûreté du Québec.
Un Almatois a porté plainte pour fraude à la Sûreté du Québec.

Un Almatois victime d’une fraude de 14 000 $

Katherine Boulianne
Katherine Boulianne
Le Quotidien
Un citoyen d’Alma a eu une mauvaise surprise en ouvrant son courrier. Pas moins de 14 000 $ de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) ont été réclamés en son nom, sans son consentement.

L’homme a appris la nouvelle à la lecture d’une lettre du gouvernement fédéral lui étant adressée. Il croyait au départ avoir affaire à une communication sans importance, puisqu’elle n’était pas envoyée à sa résidence, et qu’elle n’était pas rédigée dans la bonne langue de correspondance.

« Il y a trois semaines, j’ai reçu une première lettre du gouvernement fédéral à l’adresse de mes parents. Elle était en anglais. Je l’ai jetée et je ne l’ai pas regardée. Une semaine plus tard, j’avais la même lettre encore chez mes parents. Encore une fois en anglais. Cette lettre disait que je devais envoyer des relevés d’emploi pour être admissible à la nouvelle aide gouvernementale et que les 14 000 $ de la PCU que j’avais eue prendrait fin le 3 octobre. »

L’Almatois a ensuite contacté le gouvernement pour tenter d’en savoir plus. Après plusieurs questions pour confirmer son identité, la fonctionnaire en place a vu anguille sous roche lorsqu’elle a demandé à l’homme son code d’accès. « Je n’en avais pas. Je lui ai dit que je n’ai jamais arrêté de travailler, donc je n’ai jamais fait de demande de PCU. Je n’ai même jamais fait de demande d’assurance emploi », précise-t-il.

C’est à ce moment que le ton de l’employée fédérale a changé et que la conversation a pris une tout autre tournure. La fonctionnaire a alors informé l’Almatois que son dossier était transféré aux enquêteurs de l’Agence du revenu.

« Heureusement, tant que l’enquête est en cours, je n’ai rien à rembourser. Mais si je ne m’en étais pas occupé, je serais arrivé au moment des impôts et j’aurais vraiment payé beaucoup. »

En plus de déclarer la fraude aux autorités fédérales, l’homme a porté plainte à la Sûreté du Québec. La SQ invite d’ailleurs les personnes ayant été victimes de ce type de stratagème à contacter les policiers.

« Une fraude, c’est d’utiliser une supercherie pour obtenir quelque chose illégalement. Il peut aussi y avoir une supposition de personne, c’est-à-dire prendre l’identité de quelqu’un d’autre, c’est une infraction », a expliqué le sergent Jean-Raphaël Drolet de la Sûreté du Québec.