Jean-Pierre Boivin et Richard Hébert accueillent plutôt favorablement le nouveau pacte fiscal qui supprime la CRÉ et les CLD.

Un accueil favorable dans Maria-Chapdelaine

Le préfet de la MRC Maria-Chapdelaine, Jean-Pierre Boivin, et le maire de Dolbeau-Mistassini, Richard Hébert, accueillent favorablement le nouveau pacte fiscal et la disparition des CRÉ et des CLD.
« C'est certain qu'il va y avoir un manque de revenus pour nos municipalités. Comme elles ne sont pas très grosses, ça va faire moins mal que pour les grandes villes. Les municipalités vont avoir plus de pouvoir et certaines enveloppes suivront. Je pense qu'au final ça va être une bonne chose. De toute façon, on n'a pas le choix de faire notre part », a indiqué Jean-Pierre Boivin qui siège au conseil d'administration de la Fédération québécoise des municipalités (FMQ).
Richard Hébert ne connaît pas ce que va représenter cette coupe pour sa municipalité. « C'est certain que ça s'ajoute à celle de cette année. Nous allons composer avec. Par contre, comme l'ont dit les présidents de la FQM et de l'UMQ, on espère que ce sera la dernière », a-t-il souhaité.
Pour ce qui a trait à l'abolition des CLD, le président de celui de Maria-Chapdelaine, Richard Hébert, ne déchire pas sa chemise. « Nous avions déjà une forme de partenariat avec la MRC. Nous sommes dans le même édifice et nous partageons des dossiers communs. Il y a une belle cohabitation. Si nous ne perdons pas d'argent pour soutenir les promoteurs, je n'ai pas de misère avec son abolition », a-t-il mentionné.
Sur ce point, Jean-Pierre Boivin signale qu'une réorganisation devra se faire et que les entreprises du secteur ne devraient pas perdre les services qu'elles obtenaient pour le démarrage et l'aide aux entreprises. « C'est le budget administratif qui est coupé », informe-t-il.
Par contre, concernant l'abolition de la Conférence régionale des élus (CRÉ), Jean-Pierre Boivin pense qu'il faudra trouver un modèle pour assurer la concertation régionale. « Il faut inclure les gens de la société civile pour certains gros dossiers régionaux. Une table de préfets ne pourra pas tout faire, nous sommes déjà pas mal occupés. Il y aura une réflexion à faire », indique-t-il.