Saint-Honoreecole Jean Fortin de Saint  Des parents d'élèves de l'école La Source-Jean-Fortin de Saint Honoré tentent de convaincre la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay de reconsidérer sa décision d'imposer un nouveau changement de direction au sein de leur établissement.

Un 7e changement de direction en huit ans

La décision de la directrice générale de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Chantale Cyr, de provoquer un mouvement de rotation dans les directions d'école, fera en sorte que l'école primaire La Source-Jean-Fortin, la plus populeuse, devra composer avec un autre changement de gestionnaires.
Ce tour de manège imposé parmi les directions de toutes les écoles de la commission ne fait pas que des heureux chez les personnes directement concernées. Elle soulève du mécontentement à Saint-Honoré alors que les parents des 500 élèves vont devoir apprendre à fonctionner avec une nouvelle direction.
« Je suis président du conseil d'établissement de l'école depuis huit ans, indique Bernard Vachon. Au cours de cette période, nous avons été dans l'obligation de changer de direction d'école à sept reprises. Chaque fois, une nouvelle personne arrive et doit se familiariser avec notre milieu », ajoute le père de trois enfants.
Ce dernier ne critique pas les compétences des personnes nommées par la commission scolaire pour occuper les fonctions de directeur et directeur adjoint. Ce sont, selon ses propos, des personnes compétentes qui ont de très bonnes intentions et qui, malgré des assignations très courtes dans le temps, réalisent des choses intéressantes.
« Nous aimerions si possible obtenir des directions avec une plus grande stabilité dans le temps. On ne parle pas de 10 ans puisque c'est tout à fait justifié de changer les directions après un certain nombre d'années. C'est même souhaitable puisqu'une personne réalise des choses, amène l'école où elle doit l'amener et a besoin de changement pour relever de nouveaux défis », insiste-t-il.
Courriel
Le président du conseil d'établissement a jugé pertinent de faire parvenir à la directrice générale de la commission un courriel pour lui faire part de ses observations sur sa décision d'imposer une rotation entre les directions d'écoles pour la prochaine année. Il a ainsi expliqué à Chantale Cyr les circonstances particulières entourant le manque de stabilité à l'école primaire de Saint-Honoré au cours des huit dernières années. La réponse de la directrice générale a été brève et expéditive. Cette dernière explique que les changements ont été adoptés par le conseil des commissaires.
« On ne sait pas trop ce qui se passe, mais il y a une grande centralisation à la commission scolaire en ce moment. Une firme de l'extérieur a effectué l'analyse des changements pour les directions, mais les parents, eux, n'ont pas droit à une consultation. On nous fait parvenir une fois par année la liste des critères et c'est tout », ajoute Bernard Vachon.
Il enchaîne en évoquant les particularités du milieu dans lequel l'école évolue. Selon le ministère de l'Éducation, qui mesure l'indice de richesse des communautés, l'école primaire de Saint-Honoré reçoit une clientèle classée à l'échelon 9 alors que 10 est considéré comme l'échelon le plus défavorisé. 
« Les gens crient que Saint-Honoré est en expansion et que tout va bien, mais ce n'est pas le cas. Il serait important que la direction de l'école puisse mieux connaître le milieu. »
Pétition
La nouvelle n'est pas passée sous silence. Des parents ont décidé de lancer une pétition afin de recueillir le plus de signatures pour convaincre la direction de la commission de permettre à la direction actuelle de l'école de demeurer en poste l'an prochain. Le message sera porté au conseil des commissaires au cours des prochaines semaines.
Le président du conseil d'établissement a indiqué au Quotidien que son intervention et celle des parents sont distinctes de l'élection qui a eu lieu dimanche. Il sera toutefois intéressant de voir si le retour de Liz Gagné à la présidence de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay pourra infléchir la démarche initiée par la directrice générale Chantale Cyr.