La Jeep sur chenillettes a subi des dommages très importants.
La Jeep sur chenillettes a subi des dommages très importants.

Un 4x4 s’embrase et blesse un Baieriverain

Mélanie Côté
Mélanie Côté
Le Quotidien
Martin Gagné l’a échappé belle, vendredi soir. Il s’est extirpé in extremis de son véhicule avant qu’il ne s’embrase et qu’une explosion ne survienne. Il s’en tire avec quelques brûlures au visage et, surtout, le sentiment d’avoir été très chanceux puisque pour une rare fois, ses enfants ne l’accompagnaient pas.

Le Baieriverain a quitté Saint-Félix-d’Otis avec son père en soirée, chacun dans son véhicule, pour se rendre à son chalet au lac de la Souris. Ils ont fait la moitié du chemin ensemble avant que le paternel ne décide de poursuivre sa route seul.

« Tout était correct. Il a dit “c’est beau, je vais aller chauffer le chalet”, et il est parti », a expliqué Martin Gagné, lundi, dans une entrevue avec Le Quotidien.

Peu de temps après, le 4x4 sur chenillettes a eu un bris mécanique et il y a soudainement eu de la fumée dans la cabine. Le feu a pris en dessous du véhicule.

« J’ai essayé de l’éteindre, mais je n’avais pas d’extincteur. On n’en traîne pas toujours dans nos véhicules. En avoir eu un, j’aurais été correct. Le feu sur un véhicule, ça pogne extrêmement vite. J’ai juste eu le temps de sortir du véhicule et le feu a commencé à prendre. »

Martin Gagné explique qu’il y a ensuite eu un bruit d’explosion. Selon lui, ça venait probablement d’un boyau hydraulique qui a explosé en dessous du véhicule. Il aurait projeté de l’huile sur la ligne d’échappement et le feu aurait pris, pense-t-il.

Martin Gagné se considère très chanceux dans sa malchance, d’autant plus que pour une rare fois, ses enfants n’étaient pas présents. Sur la photo, il est accompagné de son fils Malik.

En plus d’avoir inhalé beaucoup de fumée, Martin Gagné a subi des brûlures au nez, au-dessus de l’œil et sur la joue.

Au total, il avait environ 30 kilomètres à faire pour arriver au chalet et il n’en restait que cinq à parcourir. Il a été près de deux heures à attendre que quelqu’un ne vienne le chercher.

« Mon père s’est dit que je devais être en train de m’amuser... »

Trois jours plus tard, Martin Gagné se rend compte de la chance qu’il a eue. Il avoue que plusieurs amis l’ont appelé, au cours des derniers jours.

« Avec tout ce qui est arrivé en fin de semaine, ça aurait pu être beaucoup plus grave », admet-il, faisant référence aux accidents des derniers jours au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Heureusement, pour une très rare fois, les enfants de M. Gagné n’étaient pas avec lui, dans le véhicule. Ils devaient aller au chalet avec lui, mais avaient préféré rester à la maison.

« J’ai été chanceux qu’ils ne soient pas là cette fois. Ils aiment vraiment ça. Ça fait deux mois que je l’ai et ils venaient toutes les fins de semaine. Mentalement, c’est très difficile. Je suis sain et sauf, on ne pense pas toujours à ça. Mes amis me disent que c’est du matériel, que je suis là, et que je vais passer Noël avec mes enfants », précisant ne pas avoir développé de craintes face à ce type de véhicule.

Et que retient-il ? « Il faut être très vigilants quand on est seuls dans le bois. On ne pense pas qu’il peut y avoir de gros risques, même si on n’est pas si loin. »