La démolition de l’usine de Graphic Packaging devra débuter au plus tard le 6 août.

Ultimatum du gouvernement provincial

La ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Lutte contre les changements climatiques, Isabelle Melançon, donne suite au préavis préalable d’ordonnance émis le 3 juillet dernier et ordonne à Graphic Packaging de débuter la démolition de ses installations du chemin Saint-André de Jonquière au plus tard le 6 août.

Selon Anne-Hélène Couturier, coordonnatrice aux communications au cabinet de la ministre, le document a été transmis à l’entreprise jeudi après-midi en vertu de l’article 114 de la Loi sur la qualité de l’environnement. Il enjoint Graphic Packaging de débuter la première partie des travaux de démantèlement et la réalisation du plan de réhabilitation approuvé le 6 juin dernier.

Mme Couturier a indiqué qu’une inspection réalisée le 19 juillet dernier a révélé qu’aucun travail de démolition n’a été effectué.

Parallèlement à l’ordonnance, les enquêtes se poursuivent dans le dossier en vue du dépôt éventuel de poursuites pénales.

La porte-parole de la ministre Melançon a fait savoir qu’elle n’entend pas commenter davantage le dossier afin de ne pas interférer dans le processus d’enquête.

Invité à commenter l’émission de l’ordonnance, le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, convient qu’il s’agit d’un pas important dans ce dossier qui traîne en longueur, mais qu’il osera croire à la démolition des installations seulement lorsque la machinerie sera en opération. « C’est quand même un pas important, puisque ce n’est pas tous les jours que le ministre de l’Environnement émet une telle ordonnance. On ne lâchera pas », commente-t-il. Si rien ne bouge, le député croit que Graphic Packaging s’expose à des conséquences importantes au niveau pénal.

Rappelons qu’outre les bâtiments abandonnés qui constituent un véritable danger public, le site de l’ancienne cartonnerie contient des concentrations d’hydrocarbures, de biphényles polychlorés et de soufre excédant les valeurs réglementaires. Des concentrations d’hydrocarbures pétroliers et aromatiques polycycliques, composés organiques, de BPC sont contenues dans le sol.