De passage à la ferme A.M.F. Savard d'Hébertville, dans le cadre de sa tournée, mardi, le candidat à la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada, Steven Blaney, a dénoncé l'abandon du Saguenay-Lac-Saint-Jean par les libéraux. On le voit ici en compagnie de Frédéric Savard, propriétaire de la ferme.

«Trudeau doit respecter les frontières»

Steven Blaney demande au gouvernement de libéral de Justin Trudeau de respecter l'intégrité des frontières canadiennes en matière de lait diafiltré et pour les poules de réforme.
De passage à la ferme A.M.F. Savard d'Hébertville, dans le cadre de sa tournée, mardi, le candidat à la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada a dénoncé l'abandon du Saguenay-Lac-Saint-Jean par les libéraux. Il s'engage à remettre la région au coeur des préoccupations de la politique fédérale.
« On a un système de gestion de l'offre au Canada, on doit le faire respecter. C'est un pacte entre les consommateurs qui en bénéficient, les producteurs, mais le gouvernement a également un rôle à jouer, soit de faire respecter nos frontières », a lancé M. Blaney.
Ce dernier demande au premier ministre du Canada « de se tenir debout pour les régions du Québec et de faire la gestion de l'offre. Juste ici, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce sont quatre millions de dollars par année qu'on perd et ça c'est de l'argent qui ne va pas dans nos collectivités pour faire vivre nos régions. C'est une problématique importante. Ça peut se régler d'un claquement de doigts. On n'a pas besoin de Donald Trump pour ça, on a juste à mettre nos culottes et prendre nos responsabilités. »
Caribou forestier
Le député de Bellechasse-Les-Etchemins-Lévis a aussi profité de son passage dans la région pour manifester ses appréhensions par rapport au caribou forestier. Il souhaite que les libéraux fédéraux appuient le gouvernement du Québec pour faire un inventaire de cette ressource. « Le gouvernement libéral s'en lave les mains, alors que ça menace 3000 emplois dans la région. On sait qu'en faisant un inventaire, on pourrait avoir l'heure et savoir si vraiment il y a des mesures à mettre en place. »
Bois d'oeuvre
Enfin, l'aspirant-chef a fait part de ses inquiétudes par rapport au dossier du bois d'oeuvre. « Il y a dix ans, lorsque l'on a été élu, l'une des premières décisions qu'on a prises a été de régler le conflit sur le bois d'oeuvre. Il y a quatre milliards de dollars qui sont revenus des États-Unis vers le Canada et on a eu dix ans de stabilité. Maintenant, on assiste au renouvellement de l'entente. Les Américains imposent leurs tarifs. On sait qu'ils vont perdre en cour, mais en même temps, on doit soutenir notre secteur forestier et on doit être très ferme dans notre volonté de démontrer que l'on ne va pas sacrifier aucun autre secteur », a conclut M. Blaney.