Trophée Roses des Sables: Enfin l'arrivée !

Tazarine, MAROC — La 18e édition du Trophée Roses des Sables a pris fin, évidemment sous un ciel radieux, jeudi midi à Tazarine au Maroc.

Il s’agissait pour les concurrentes de compléter l’étape marathon d’un total de 387,8 kilomètres, tout dépendant du point où elles s’étaient arrêtées la veille pour établir un camp pour la nuit.

« J’ai vraiment aimé ça. À l’arrivée je trouvais que ça avait passé trop vite. Mais honnêtement, juste une autre activité aurait été de trop. Le marathon m’a brûlée », a raconté Marjorie Morin, de Saint-Félix-d’Otis.

Avant la dernière étape, Mireille Marcil et Cynthia Ouellet, de Dolbeau-Mistassini, étaitent au 13e rang.

La dernière journée n’a pas présenté de difficultés particulières. Plusieurs chemins employés étaient bien évidents et ressemblaient plus à des chemins de campagne que les fines traces des étendues arides des jours précédents. Par contre, un fort vent s’est levé plus tard en journée.

Marjorie Morin a affronté les 1000 kilomètres répartis sur six jours seule au guidon de son quad, tout comme les quatre autres femmes de sa catégorie et la seule et unique motocycliste. Les 137 autres équipes étaient constituées d’une pilote et d’une copilote, chargée de la navigation à l’aide du carnet de route et de la boussole.

Isabelle Privé et Claudia St-Pierre, d’Alma,se préparaient à partir au dernier matin du Trophée Roses des sables.

« Je me fiais à moi ou parfois à d’autres équipes. Mais j’étais responsable de mes décisions », a-t-elle souligné.

Comme bien d’autres en quad ou en côte-à-côte, son moment préféré fut d’affronter les étendues de sable à perte de vue. « Les dunes, j’aurais refait le parcours quatre fois jusqu’au coucher du soleil », a souligné celle qui s’attend à remonter au classement. Elle dit avoir entendu des indices encourageants de la part d’une commissaire sur sa performance de mercredi. Avant la 7e étape, elle se trouvait au 64e rang au général, mais deuxième dans sa catégorie.


Maude Coulouarn et Mélanie Boutet à l’arrivée.

Le classement officiel final ne sera dévoilé que vendredi matin. Une soirée de remise des prix se tiendra dans un chic hôtel de Marrakech, où tout le convoi se dirigera vendredi. Les concurrentes en 4x4 s’y rendront à bord de leur véhicule et les autres en autobus, alors que les côte-à-côte, quads et la moto seront transportés en véhicules lourds.

Julie Roy et Leila Leblanc.

Andréanne Chaput et Caroline Turgeon

Tout comme la quadiste saguenéenne, Andréanne Chaput, d’Asbestos, a passé ses moments les plus grisants dans les dunes. C’est d’ailleurs ce qu’elle a eu en tête en franchissant l’arche d’arrivée. « J’ai pensé à moi, mais je me suis dit que j’aurais pris plus de dunes », a-t-elle mentionné avec un large sourire aux lèvres. Contrairement à d’autres, elle et sa coéquipière Caroline Turgeon, de Magog, n’ont pas éprouvé de difficultés lors de la longue étape « Wonder Woman » où des équipes ont passé plus de 15 heures sur la piste, dont près du tiers à la noirceur. « Quand on est parties ce matin-là, la patate me sautait, j’étais nerveuse. Je me suis demandé ce que je faisais là. Je ne me rappelais pas d’avoir été aussi démunie », a lancé celle qui aime bien les sensations fortes.

Elle a beaucoup apprécié être confrontée à l’inconnu, indique-t-elle. C’est un peu de faire face à son incompétence dans la mesure où elle avait besoin de connaissances auxquelles elle n’avait jamais fait appel auparavant.

« Quand je me suis inscrite il y a deux ans, je venais d’arriver à 35 ans et je m’étais demandé ce que j’avais fait réellement pour moi. Je voulais me sortir de ma zone de confort. J’ai vécu ici des événements qui ne t’arrivent pas dans ta vie normale », a-t-elle conclu.

Maude Coulouarn et Mélanie Boutet, de Saint-Augustin-de-Desmaures, devront maintenant faire le chemin inverse vers la France avec leur 4x4.

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DEUX ABANDONS

Des 143 équipes au départ samedi, deux n’ont pu compléter l’épreuve. Il s’agit d’abord de l’équipage 563, composé de Francesca Chamberland et Roxanne Bélisle de Gatineau, qui n’a pu poursuivre après l’épreuve de nuit de samedi soir. Elles ont franchi une dune puis fait des tonneaux. Francesca Chamberland, qui en était à une 10e participation à ce type d’épreuve, a eu une côte fêlée. Initialement, il avait été question d’une fracture, mais selon l’organisation, des examens plus poussés ont réduit la gravité à une fêlure. Leur côte-à-côte était aussi trop abîmé pour poursuivre. 

L’autre équipe à avoir dû quitter la compétition est celle des Québécoises Julie-Anne Ouimet et Valérie Desmedt. Leur boîte de vitesses a subi un bris majeur mercredi et n’a pu être réparée, au grand désarroi des mécanos. Dans un beau geste de solidarité, les Cowgirls du Québec, Leila Leblanc et Julie Roy, ont complété l’épreuve avec leur plaque de numéro bien en évidence.