Maude Coulouarn et Mélanie Boutet ont fait le trajet jusqu’à Marrakech vendredi.

Trophée des Roses des Sables: une grosse chicane… avant le départ !

Marrakech, MAROC — Une des clés du Trophée des Roses des Sables est d’éviter les chicanes entre coéquipières. Maude Coulouarn et Mélanie Boutet, de Saint-Augustin-de-Desmaures, ont réglé ça avant même de partir alors qu’une solide prise de bec a failli les amener à renoncer à l’aventure, quelques jours avant le départ, qu’elles ont pris de France. Elles se sont tellement bien reprises qu’elles ont terminé au 7e rang au classement général, étant les Québécoises les mieux classées.

« On ne s’est pas chicanées de la semaine », a d’abord répondu au Progrès Maude Coulouarn en regardant sa coéquipière avec un sourire en coin. C’est là qu’elles ont expliqué ce qui leur est arrivé en France. Contrairement aux autres équipes en côte-à-côte et en quads, qui sont allées directement au Maroc, celles qui conduisaient des 4x4 devaient en prendre possession en France. Ensuite, elles avaient à traverser l’Espagne au complet, avant de rejoindre le Maroc par bateau.

« On avait trois jours de formation à Biarritz et c’est là que ç’a grincé des dents », a commencé Maude. « J’ai failli repartir », a continué d’un trait Mélanie.

La mésentente entre les deux femmes est venue de la double nature du Trophée Roses des Sables. Il s’agit d’une épreuve qui mise sur l’entraide entre les femmes pour surmonter les nombreux défis, mais il s’agit aussi, et surtout pour plusieurs, d’une compétition sportive avec un classement général.

Mélanie Boutet et Maude Coulouarn ont pris le 9e rang.

« Je voyais ça comme un jeu et je me suis dit que ce serait le ‘‘fun’’ d’essayer de gagner », a dit Maude. « On n’avait pas le même objectif. Moi, j’ai ressenti de la pression. J’y allais plus pour voir des paysages, rencontrer du monde », a complété Mélanie.

Leur excellente coopération est même allée plus loin, alors que contrairement aux autres équipes, elles ont échangé les rôles de pilote et de copilote tout au long de la course.

« On est arrivées au 9e rang dès la première étape. On a donc regardé le classement tous les jours. C’est l’étape Marathon qui nous a coulées », a un peu trop fortement jugé la compétitive Maude, alors qu’elles n’ont perdu que deux rangs lors de cette ultime étape. Maude Coulouarn y a d’ailleurs souffert de déshydratation, oubliant de boire adéquatement.

Pour plusieurs, ce côté sportif a été moins présent, alors que bien des filles ont beaucoup apprécié le côté humanitaire auprès de la population marocaine.

Les côte-à-côte et les quads ont franchi le col de Tichka sur un camion lourd.

Ce ne fut pas le cas pour Mélanie Boutet, notamment lors de la visite des familles à Haroune. « Au village, je n’étais pas trop à l’aise. J’aurais aimé mieux simplement amasser de l’argent », a-t-elle avoué bien candidement.

La 2e meilleure équipe du Québec était composée de Mélanie Lévesque, de Mascouche, et de Mélissa Prince, de L’Assomption. Elles ont terminé au 15e rang, mais en 3e place pour les côte-à-côte.