Claudia Côté est superviseure et technicienne en santé animale à la SPCA Saguenay.

Trop de chats à la SPCA

Une centaine de personnes ont pris part dimanche à une activité de financement de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) Saguenay, à Chicoutimi, afin de renflouer les coffres de l’organisme, qui ne peut actuellement plus accueillir de chats, ses installations étant à pleine capacité.

Claudia Côté, superviseure et technicienne en santé animale à la SPCA Saguenay, espérait que l’événement permette d’amasser 1000 $. Celle qui occupera prochainement le poste de directrice générale de l’organisation n’avait pas le décompte en main, dimanche en après-midi.

Une centaine de personnes ont pris part à la journée familiale, qui avait lieu au Complexe canin du Saguenay, à Chicoutimi, afin d’amasser des fonds pour la SPCA Saguenay, dimanche.

La journée familiale, qui avait lieu au Complexe canin du Saguenay, situé sur le boulevard Talbot, proposait sur place une vente de garage, une vente d’accessoires neufs, des services de toilettage, des jeux gonflables et une cantine. Des conférenciers et éducateurs canins se trouvaient également sur les lieux.

Les fonds amassés permettront de soutenir les soins aux animaux, soit l’achat de nourriture et de litière, ainsi que le paiement des frais vétérinaires (vaccination, stérilisation et vermifuges), l’été étant une période généralement plus creuse pour l’organisation.

Actuellement, les installations de l’organisme à but non lucratif sont à pleine capacité du côté des félins, tandis que la situation demeure sous contrôle du côté des chiens.

« On a beaucoup, beaucoup de chats adultes. On a eu quelques abandons en lien avec les déménagements. Et on a moins d’adoptions pendant cette période-ci de l’année, étant donné que les gens partent en vacances », a expliqué Mme Côté.

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ÉDUQUER LES PROPRIÉTAIRES DE FÉLINS

Éduquer les propriétaires de chats, afin de réduire le nombre d’abandons, diminuer le problème de surpopulation de chats errants et, par le fait même, les euthanasies en refuges. C’est la mission que s’est lancée Sherley Desbiens, intervenante en comportement félin.

Sherley Desbiens, de Saint-Honoré, a fondé récemment son entreprise Des biens bons chats, après avoir suivi une formation en éthologie appliquée, qui correspond à l’étude du comportement de l’animal domestique tenu en captivité, ainsi qu’une formation en comportement félin.

Les deux formations en ligne, de trois mois chacune, sont offertes par le Centre AZCA, une école de formation continue en comportement animal. Le centre est dirigé par la technicienne en santé animale et comportementaliste Anne-Lise Paul. Les principaux programmes de niveau universitaires sont assurés par l’éthologue et comportementaliste Marine Cassoret.

Elle avait suivi par le passé d’autres formations sur le comportement des chats, mais souhaitait s’outiller davantage afin de mieux pouvoir intervenir auprès des chats auxquels elle vient en aide, grâce à son organisme à but non lucratif, SOS Stérilisation, fondé afin de gérer un problème de surpopulation de chats errants sur les terres de ses deux installations agricoles.

Mieux comprendre les chats

« On ne travaille pas à la source, à régler la problématique. On travaille en correctif. [...] Ça m’a amenée à comprendre que si on veut vraiment réduire l’abandon, il faut aussi que nos citoyens comprennent mieux leur animal », a-t-elle exposé.

Les propriétaires de chats croient souvent que l’intervention afin de corriger certains comportements est réservée aux chiens, souligne Mme Desbiens. Pourtant, les pathologies comportementales peuvent être corrigées. Et elles résultent en fait d’une incompréhension du comportement du chat.

Jusqu’à maintenant, elle a pu intervenir dans quelques cas et obtenir des résultats positifs. Ses interventions demeurent pour l’instant limitées, le service qu’elle offre étant encore peu connu.

« Si on corrige la source du comportement, on évite un abandon, a-t-elle insisté. Un animal qui n’est pas abandonné, c’est un animal qui n’a pas à être géré en refuge, c’est une euthanasie de moins. »

Les interventions les plus fréquentes concernent les agressions, comme les morsures, ainsi que les problèmes d’élimination en litière.

Sherley Desbiens, intervenante en comportement félin, a lancé récemment son entreprise Des biens bons chats. Elle a offert plusieurs conférences, à l’occasion de la journée familiale organisée par la SPCA Saguenay.